Les Symboles Païens du National-Socialisme...

Les Symboles Païens du 3 ème Reich…

Racines occultes du National-Socialisme...

Voici un sujet que j’ai longtemps hésité à publier, car je crains fort qu’il soit rapidement censuré. J’ai «radouci» l’image le plus possible avec l’espoir qu’ainsi la censure ne soit pas trop immédiate. Plusieurs lecteurs assidus de la page m’ont encouragé à le publier car ils aimeraient en savoir un peu plus sur le sujet en question. Cet article n’a donc pas comme but une quelconque apologie, mais juste une présentation de certaines réalités historiques concernant la grande saga des symboles païens. 

 

Nombreux sont les universalistes et autres fanatiques démocratico-bien-pensants qui dénoncent une utilisation «diabolique» des symboles païens par les Nazis. Ils disent que le 3è Reich a souillé ces symboles en les détournant de leur sens véritable. Ils disent qu’ils ont menti sur l’interprétation de ces symboles en leur attribuant une fausse vision. Certains pensent même qu’il faudrait interdire purement et simplement ces symboles en raison de leur connotation politique. Cette interdiction est d’ailleurs une réalité dans une grande partie des pays européens. 

Or, nous allons voir que l’interprétation NS (national-socialiste/nazi) de ces symboles est souvent fondée et en grande partie juste au niveau historique. Le problème n’est pas en fait l’interprétation des symboles, qui somme toutes est plutôt anodine comme nous allons le voir, le problème est évidemment l’image qui colle au régime NS. Le 3è Reich avec sa politique raciste a jeté un voile politisé sur ces symboles. C’est ce voile qui a fait mal à ces symboles, et non l’interprétation que les Nazis en faisaient. Il serait temps d’ailleurs que l’être humain apprenne enfin à faire la part des choses, en retenant ce qui est intéressant et en rejetant ce qui est inacceptable, au lieu de condamner tout en bloc en diabolisant tout ce qui peut toucher de près ou de loin le national-socialisme. Ce genre de diabolisation fanatique relève d’une démarche inquisitoire monothéiste, et non de celle d’un païen en quête de connaissance.

 

Après la fin de la 2è guerre mondiale, il est logique que les gens aient associés ces symboles au nazisme, mais non en raison de l’interprétation NS, sinon en raison de l’image générale. Lorsque Monsieur-tout-le-monde voit une croix gammée, il pense en effet aussitôt à Adolf Hitler et non au symbole solaire millénaire qu’est véritablement le swastika. C’est regrettable peut-être, mais point une fatalité. Tôt ou tard, le fond historique des symboles finit par percer le jour. Je peux parler ici de mon expérience par exemple. Tout jeune adolescent, je ne connaissais pas d’autre image du swastika que celle du régime NS. Un jour, je me promenais le long des berges de Bremerhaven dans le Nord de l’Allemagne, pays où afficher ce symbole est passible d’un procès. Soudain je remarquais un énorme navire de transport qui remontait le canal du port de Bremerhaven. Mes yeux ébahis n’arrivaient pas à croire ce qu’ils voyaient. Le bâtiment principal du navire était décoré d’un gigantesque swastika vert, une croix gammée immense qui se voyait de très loin. Ma copine de l’époque m’expliqua alors que c’était un bateau commercial qui venait régulièrement d’Inde, pays où ce symbole sacré existe depuis des lustres. Et c’est ainsi que commença ma grande quête pour mieux comprendre les symboles anciens. 

 

Afin de mieux saisir le lien historique du régime NS avec ces symboles, il faut donc procéder plus ou moins avec une démarche d’historien en s’écartant de toute passion, en analysant froidement certains faits. Avant de voir l’interprétation NS de ces symboles, nous allons tenter de répondre à quelques questions du style comment et pourquoi le régime NS utilisa des symboles païens. Pour cela, il faut retourner en arrière dans le temps, bien avant 1933, c’est au 19è siècle que se trouve la clé de la réponse. Cette clé est le grand élan nationaliste que connut le pays lorsque grâce à Bismarck, en Janvier 1871, l’Allemagne fut fondée pour première fois comme nation unie. Cette «Reichsgründung» (création de l’empire) s’accompagna d’une profonde passion pour le passé germanique. On s’intéressa alors au moyen âge et au Saint Empire Germanique de Charlemagne et Otton 1er. Mais l’intérêt général se porta rapidement au-delà de cette époque médiévale, car le désir de trouver ses racines en tant qu’Allemands descendants de Germains remontait logiquement à une époque antérieure à celle de Karl der Große. Cette époque historique des Germains est celle du 1er siècle de notre ère décrite dans le fantastique ouvrage du Romain Tacite, Germania («Mœurs des Germains»). Cette œuvre de Tacite dépeint les Germains de cette lointaine époque de manière détaillée. Des éléments fondamentaux sur les us et coutumes des Germains s’y trouvent comme leurs traditions païennes, leur religiosité, leurs rites, leurs modes de vie, leur type racial, leur organisation sociale, etc… L’engouement suscité par cette connaissance toucha toutes les classes intellectuelles ainsi que le peuple. Personne n’échappa à l’amour pour ces lointains Germains, ni les historiens (immense est la liste des historiens qui se penchèrent sur les Germains à l’époque), ni les artistes (Wagner pour ne citer que le plus célèbre, avec ses références issues de la mythologie germano-nordique), ni les scientifiques (grand développement de la «Rassenkunde», la raciologie, c’est-à-dire les études scientifiques pour la classification des races humaines), ni les politiciens (sentiment nationaliste qui connut son heure de gloire avec l’érection de la statue géante du héros germanique Hermann-le-Chérusque (Arminius). 

 

L’ésotérisme de l’époque connut lui aussi un grand essor. La fin du 19è siècle et le début du 20è siècle sont marqués par des quêtes spirituelles dans tous les sens. La plus célèbre de ces quêtes est celle de Madame Blavatsky (Helena Von Hahn de son nom de jeune fille), qui, avec sa «Doctrine Secrète», fonda le mouvement théosophique. Pouvoirs médiumniques, paganisme, ésotérisme, raciologie, sont les thèmes que développa la théosophie. Ici se trouve un élément très important pour notre étude, car c’est Madame Blavatsky qui en 1891 mit en avant un symbole issu de la nuit des temps…le swastika, la croix gammée. 

Un autre auteur de renom qui a joué un rôle important pour nos symboles, est celui de Guido Von List. Ce dernier développa au travers de transes médiumniques une relation «intime» avec les anciens Germains, desquels il disait avoir reçu des révélations sur leurs connaissances. Cette connaissance occulte se révéla à lui au travers des runes et de divers symboles de la tradition païenne des Germains. Cette connaissance trouva sa meilleure expression dans son livre publié en 1908, «Das Geheimnis der Runen» (le secret des runes). Ce sont ces révélations de Guido Von List qui fondèrent antérieurement (1902) le mouvement païen nommée l’Armanenschaft, l’armanisme. En 1924, E. Tristan Kurtzahn, membre de l’ordre du temple oriental et ésotériste notoire, publia «Les Runes», un écrit où sont reprises les données de Guido Von List. Un autre personnage influent qu’il ne s’agirait pas d’oublier pour comprendre les racines occultes du 3è Reich, est Jörg Lanz-Liebenfels, un ésotériste aux théories extravagantes qui fonda l’ariosophie, un mouvement que l’on qualifia d’aryo-christianisme car en effet il mélangea le passé aryen à un christianisme réinventé, où le christ devient un héros solaire aryen… 

Tous ces mouvements, et il en exista bien d’autres, fondèrent leurs recherches sur le passé véritable ou imaginaire des anciens Germains. Ces mouvements sont les balbutiements de la renaissance païenne en Europe. Ils ont certes commis des erreurs, mais ils ont le mérite d’avoir existé. Sans eux, l’intérêt pour les anciennes traditions païennes n’auraient peut-être jamais vu le jour. Une de ces erreurs est par exemple l’invention du Futhark à 18 runes de l’armanisme, où Guido Von List chercha absolument à adapter les runes historiques aux 18 strophes d’un texte des Eddas. 

 

En 1912 fut fondé le Germanenorden, l’Ordre des Germains, une société secrète destinée à promouvoir les études de l’identité ethnoculturelle des Allemands en se libérant des influences étrangères comme celles issues de l’immigration juive. Le Reichshammerbund (Confrérie du marteau impérial) fut une autre organisation similaire. Il faut à ce propos rappeler que le sentiment d’être opprimé par un pouvoir juif occulte était à l’époque monnaie courante, et pas uniquement en Allemagne. L’influence juive sur la finance et la culture causèrent à l’époque une réaction partagée par de nombreux pays. Wagner, Von List, Blavatsky, et tous les intellectuels de l’époque étaient, dans ce contexte, antisémites. 

 

Puis vint la 1è guerre mondiale, une guerre horrible et fratricide pour les peuples européens. La fin de cette guerre se conclut avec le traité de Versailles en 1918. Ce traité fut une terrible injustice pour l’Allemagne, il plongea le pays dans la misère et la révolte. Le sentiment d’injustice exacerba les tensions. Aux révoltes bolcheviques se suivent les révoltes nationalistes, le tout dans un grand climat de violence anarchique. C’est dans ce cadre qu’en 1919, issue du Germanenorden, naît une nouvelle société secrète qui allait jouer un rôle fondamental, la Société Thulé, la Thule-Gesellschaft. Cette organisation, dont l’emblème se trouve sur la photo en haut à gauche, compta parmi ses membres des personnes comme Rudolf Hess (nº2 du futur parti NS) ou encore Alfred Rosenberg (le futur théoricien du régime NS). La Société Thulé chercha elle aussi à promouvoir le passé germano-aryen des Allemands. Études et pratiques des anciens rites de la religiosité païenne des Germains étaient au programme. Mais pas seulement… car le climat de conflit armé entre communistes et nationalistes exigeait que l’on s’impliquât politiquement. On ne pouvait pas rester les bras croisés face au danger bolchevique qui avait fait déjà tant de ravages en Russie depuis 2 ans, et qui s’exportait maintenant en Allemagne. C’est ainsi que la Société Thulé créa une organisation politique afin de s’opposer à la menace des communistes athées. Ce parti politique se nomma la DAP, la Deutsche Arbeiter Partei (le parti allemand des travailleurs). Un certain Anton Drexler fut nommé chef de ce groupuscule politique. Les services de renseignements des Freikorps, organisation armée des nationalistes, se chargèrent d’infiltrer tous les mouvements politiques nationalistes afin de coordonner la résistance face à l’insurrection des rouges. L’ex-militaire de la grande guerre qui fut chargé d’infiltrer la DAP allait faire parler beaucoup de lui, et laisser à tout jamais une empreinte dans l’histoire… son nom était Adolf Hitler. Il se fit rapidement remarquer par un don incroyable, celui du discours. Sa capacité à enflammer les esprits de son audience devint très vite légendaire. Il infiltra de manière tellement efficace la DAP qu’il en devint le chef. C’est alors que le groupuscule passa du nom de DAP à celui de NSDAP (Nationalsozialistische deutsche Arbeiterpartei – le parti national-socialiste allemand des travailleurs, le parti Nazi). On connaît ensuite le développement de ce parti jusqu’à son arrivée au pouvoir en 1933. Hitler lui-même avoua plusieurs fois durant les années 20 qu’il était chrétien et qu’il n’était pas très ami des personnes qui voudraient rétablir les sacrifices au Dieu Wotan. Sa position à ce sujet est d’ailleurs compliquée, car par ailleurs il devint rapidement clair que son christianisme était plutôt étrange…et en effet… il avait beaucoup lu dans ses jeunes années la revue Ostara, une revue publiée régulièrement par Lanz-Liebenfels, celui qui croyait en un christ aryen. Ceci n’empêcha pas Hitler de s’entourer de personnes avec des sensibilités nettement païennes comme Rudolf Hess (son dauphin jusqu’en 1941), Heinrich Himmler (Reichsführer-SS, fondateur de la Schutzstaffel [SS]), Alfred Rosenberg (auteur du célèbre «Mythe du XXè siècle»). D’autres par contre, comme Rudolf Von Sebottendorf (fondateur de la Société Thulé) furent véritablement mis au ban de la société pour ne pas dire persécutés. En 1935 fut créé par Himmler une organisation très intéressante qui se chargea d’étudier l’héritage des anciens Germains historiques et de remettre au goût du jour les anciens rites. Cette organisation se nomma l’Ahnenerbe («l’héritage des ancêtres»), son emblème se trouve sur la photo, c’est la 2è image en haut à gauche. L’Ahnenerbe intégra l’organisation de la SS. L’Ahnenerbe publia des articles hautement instructifs pour l’époque dans les SS-Leithefte (les cahiers de la SS). C’est sous son impulsion qu’en Allemagne on en vint à célébrer officiellement le solstice d’hiver païen au lieu du noël chrétien, le solstice d’été païen au lieu de la saint jean chrétienne. D’autres fêtes païennes comme le Erntedankfest (remerciement pour les récoltes) furent elles aussi réintégrées au calendrier officiel. 

Voici donc pour l’approche historique du comment et pourquoi le régime NS en est arrivé à utiliser des symboles païens de la tradition germanique. Voyons à présent les symboles païens présents sur la photo. Nous suivrons la numérotation de la photo pour les explications détaillées. 

 

  1. Emblème de la Thule-Gesellschaft, la Société Thulé. La terre mythique de Thulé représenterait selon certaines théories, le foyer originel des peuples germano-nordiques, ou comme on disait à l’époque, de la race nordique (ce qui englobait Germains et Celtes). Cette terre mythique du Grand Nord fut associée à d’autres mythes antiques liés aux origines nordiques des peuples dits «barbares», des mythes comme celui des Hyperboréens. De plus, les écrits de Jürgen Spanuth dirigèrent les recherches vers une association du mythe de l’Atlantide de Platon avec celui des origines des peuples germano-nordiques de l’âge du bronze. Les Atlantes auraient ainsi été le nom que donnèrent les Méditerranéens aux Peuples de la Mer du Nord. L’emblème de la Société Thulé en soi est riche en symboles. Comme on peut le voir sur l’image, il est composé d’une roue solaire, un swastika aux formes arrondies, d’une épée comme symbole guerrier, et de branches de chêne comme symbole de pouvoir et de stabilité, arbre sacré des Germains associé au dieu Donar (Thor).
  2. Emblème de la Ahnenerbe (voir plus haut pour la description de cette organisation de recherches historiques de la SS). L’emblème se compose d’une épée comme symbole guerrier, et d’une rune Odal aux formes arrondies. La rune Óðal (Othala) symbolise l’enracinement dans la terre, la patrie, le clan et la race. Au niveau de l’interprétation symbolique NS pour cette rune, il n’y a donc rien à redire. 
  3. Swastika. La croix gammée était pour le régime NS et ses prédécesseurs le symbole de la victoire solaire des Aryens. Traditionnellement, le swastika est le symbole solaire des cycles cosmiques (voir lien à la fin). Il représentait les cycles annuels du soleil et la victoire de l’astre-roi sur les forces obscures du chaos. L’interprétation NS en ce qui concerne la victoire solaire est donc exacte. Ensuite, le fait qu’il soit vu comme un symbole purement aryen, est discutable. Il est vrai que les plus anciennes représentations du swastika se trouvent en Ukraine, issu donc de la race blanche (ceci si l’on considère les «Aryens» comme une branche ethnique de la race blanche bien-sûr). Le swastika est très présent depuis la plus haute préhistoire parmi les peuples indo-européens, cela est largement confirmé lorsqu’on se penche sur les pièces archéologiques avec ce symbole. Par contre, il est pour ainsi dire inexistant parmi les Égyptiens, Sumériens, et les peuples sémitiques du proche orient de l’antiquité. Jusqu’ici, on pourrait dire que l’interprétation NS était exacte. Mais voilà, l’histoire migratoire de ce symbole ne s’est pas arrêté aux frontières du monde aryen (race blanche par extension). Loin de là même, puisque le swastika fut importé par d’autres races et cultures de par le monde. Les peuples asiatiques ont donné une très large diffusion à ce symbole millénaire. Il n’y a pas un pays asiatique de nos jours où le swastika ne soit pas présent. Chez les Amérindiens, le swastika se retrouva également largement diffusé. Mais là, il faut quand-même préciser que tout porte à croire qu’il fut importé par les Blancs avec la conquête des Amériques, car aucune preuve archéologique n’existe pour attester la présence de ce symbole avant Christophe Colomb. L’aspect «aryen» est donc nettement à relativiser. Ensuite, il faut rajouter, que l’aspect antisémite du swastika NS ne vint qu’après la guerre, car c’est durant la dénazification de l’Allemagne que les vainqueurs firent l’association swastika-antisémitisme, mais ce n’est pas l’interprétation première qu’en faisaient les nazis eux-mêmes. Rappelons au passage que ce sont toujours les vainqueurs qui écrivent l’histoire… il faut donc savoir filtrer quelque peu si l’on veut se rapprocher des réalités historiques. Et, pour finir sur la croix gammée NS, il faut relever le symbolisme des couleurs. Les 3 couleurs (noir-blanc-rouge) du drapeau à croix gammée étaient celles héritées du 2è Reich, elles étaient les couleurs traditionnelles de l’empire. De plus, ces couleurs représentent aussi les 3 fonctions sociales et religieuses de la tradition indo-européenne.
  4. SS – Deux runes Sowilo, nommées «Sieg-rune» par l’armanisme. La rune du soleil devient pour les NS une rune de la victoire. Ce n’est pas tout à fait juste, car ce n’est pas l’aspect premier de la rune. La rune est avant tout celle du soleil et des principes de lumière et de feu qui l’accompagnent. Mais, même si la victoire n’est pas l’élément principal de la rune, elle représente quand-même le second aspect de la rune. Car, tout comme pour le swastika, le soleil dans ses révolutions cycliques se caractérise par sa victoire lumineuse sur les forces ténébreuses du chaos. L’interprétation NS pour cette rune est donc en grande partie exacte. Pour la partie exotérique, il faut relever, que ces deux runes S sont l’abréviation du mot «Schutzstaffel» S.S. 
  5. Bague de la SS. Peu nombreux étaient ceux de la SS qui avaient l’honneur de recevoir cette bague. On y trouve de nombreux symboles païens de la tradition germanique. Les runes S (rune du soleil décrite ci-dessus). Le swastika fut également analysé ci-dessus. À côté du SS, on peut voir une rune liée composée des runes Ansuz et Tiwaz (A + T), les runes des Dieux Wotan et Tiwaz. Les maximes runiques de Guido Von List donnent pour Ansuz : «Ta force spirituelle te rend libre», et pour la rune Tiwaz : «Ne crains pas la mort, elle ne peut pas te tuer». Interprétation plutôt juste, car la rune Ansuz, celle de Wotan-Óðin, relève bien du monde des forces spirituelles. Quant à Tiwaz, c’est bien une rune guerrière entre autres choses, et elle mérite bien la maxime de Von List.
    La tête de mort se retrouve comme symbole dans toutes les traditions païennes avec des interprétations très larges et diverses liées à la mort et cycles de la vie. L’explication NS dans ce cas ne fait pas référence à l’origine païenne de ce symbole, mais se rattache à la tête de mort que portaient les hussards prussiens pour qui il signifiait la «fidélité jusqu’à la mort». Cette maxime fut reprise par la SS avec leur « Mon honneur s’appelle fidélité» gravé sur leurs dagues.
    La rune Hagal est à l’origine la rune des forces destructrices naturelles comme la grêle. Le régime NS en fit la rune de la totalité cosmique avec une forte connotation monothéiste, la transformant en une rune de Dieu. Ici on peut trancher sans l’ombre d’un doute, l’interprétation NS de cette rune est fausse et très loin de son symbolisme historique. Cette rune destructrice deviendrait ainsi une rune créatrice. Ils l’expliquèrent aussi comme la rune de la vie et de la mort en une.
    Et pour finir sur cette bague, on peut voir les feuilles de chêne, symbole de pouvoir, de force, et de stabilité. 
  6. Soleil Noir – symbole solaire germanique que Himmler fit incruster sur le sol de son château occulte, la Wewelsburg. Pour plus de détails sur le Soleil Noir, veuillez voir mon article sur la question (lien à la fin). 
  7. Insigne de la SS-Panzerdivision «Das Reich». Rune du loup, Wolfsangel (voir lien à la fin). Cette rune qui n’est pas une rune du futhark originel, fut aussi interprétée tardivement comme la rune du combat, explication que retint le régime NS. Interprétation erronée.
  8. Insigne de la SS Panzergrenadier Division Polizei 1. Autre version de la rune du loup et du combat. Elle fut mise par les NS en parallèle avec la rune «Gibor» (Gebo), ce qui n’est pas juste, et encore moins lorsqu’on lit la maxime monothéiste qui l’accompagne… «Homme, sois un avec Dieu».
  9. Insigne de la SS Panzerdivision Wiking. Swastika aux formes arrondies, roue solaire. Voir l’explication plus haut dans cet article et lien à la fin.
  10. Insigne de la SS Gebirgsdivision Nord. Rune Hagal. Fausse interprétation NS. Voir explication ci-dessus avec la bague SS. 
  11. Insigne de la SS Gebirgsdivision Prinz Eugen. Rune Odal aux pattes crochées. C’est la rune de l’enracinement dans la terre, celle de la patrie, du clan et de la race. Interprétation NS correcte. 
  12. Insigne de la SS Panzerdivision Hitler-Jugend. Sowilo, rune du soleil réinterprétée exagérément comme rune de la victoire. La rune est entrelacée avec une clé, cette dernière est le symbole ici du passe-partout. 
  13. Insigne de la SS Panziergrenadier Division Reichsführer SS. Feuilles de chêne. Le graphisme est celui du col du Reichsführer SS Himmler. Le chêne symbolise le pouvoir, la force et la stabilité. Interprétation NS correcte. 
  14. Insigne de la SS Freiwilige Panzergrenadier Division Nederland. Rune Odal aux pattes flechées. La rune symbolise l’enracinement dans la terre, la patrie, le clan et la race. Interprétation NS correcte. 
  15. Insigne de la SS Freiwilige Grenadier Division Langemark. Triskel aux formes arrondies. L’interprétation NS en fait un pur symbole solaire, une roue solaire à 3 branches, ce qui n’est vrai qu’en partie, et ce n’est pas l’aspect premier de ce symbole.
  16. Insigne de la 31è SS Freiwilige Grenadier Division. Cerf avec ramures. Là, je n’ai pas réussi à trouver l’interprétation NS du cerf. Mais il s’agit en tous cas d’un vieux symbole païen, ici très probablement lié à la chasse. 
  17. Insigne de la SS Waffen-Grenadier Division Italia. Les faisceaux, symbole de la Rome païenne lié au pouvoir temporel. Ici l’insigne fut repris du fascisme italien en l’honneur des volontaires italiens de la Waffen-SS. Voir lien à la fin. 
  18. Insigne de la SS Freiwilige Grenadier Division 30 Januar. Rune Tiwaz, rune guerrière. Voir plus haut dans cet article. Interprétation NS correcte. 
  19. Autre variante de la rune du loup et du combat. Voir explication plus haut dans cet article (nº7). Interprétation NS erronée.

Pour conclure cet article, je rappellerai simplement qu’il faut savoir faire la part des choses, que jamais tout est tout noir ou tout blanc, et surtout pas dans le monde du symbolisme. 

 

Hathuwolf Harson

 

Sources :

  • «Le soleil retrouvé des Hyperboréens», Jean Mabire
  • «Les racines occultes du nazisme», Nicholas Goodrick-Calrke
  • «Die Thule-Gesellschaft», Detlev Rose
  • «Le mythe du XXè siècle», Alfred Rosenberg
  • «Vom Ursprung der Deutschen», Hans-Jürgen Marquardt
  • «Das Geheimnis der Runen», Guido Von List
  • «Les runes», E. Tristan Kurtzahn
  • « Bevor Hitler kam», Rudolf Von Sebottendorf

 

Documentaire :

  • «Soleil Noir – Arrières-plans mythologiques du nazisme»

 

Liens :

  • Symbolisme du chêne=> https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.319588084846673.1073741851.230064080465741/741776749294469/?type=3&theater
  • Symbolisme du swastika et roue solaire=>https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.305926009546214.1073741844.230064080465741/315806118558203/?type=3&theater
  • Symbolisme de l’épée=> https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.305926009546214.1073741844.230064080465741/675647915907353/?type=3&theater
  • Symbolisme de la rune Odal=>https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.300053296800152.1073741833.230064080465741/494961863975960/?type=3&theater
  • Wolfsangel, la rune du loup=>https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.300053296800152.1073741833.230064080465741/676626999142778/?type=3&theater
  • Symbolisme de la tête de mort=>https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.305926009546214.1073741844.230064080465741/602785963193549/?type=3&theater
  • Symbolisme du Soleil Noir=>https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.305926009546214.1073741844.230064080465741/470383993100414/?type=3&theater
  • Les couleurs des 3 fonctions IE=>https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.737007906438020.1073741859.230064080465741/635407316598080/?type=3&theater
  • Symbolisme du Triskel=> https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.305926009546214.1073741844.230064080465741/485549754917171/?type=3&theater
  • Symbolisme des Faisceaux=>https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.306268396178642.1073741849.230064080465741/358107104328104/?type=3&theater
  • Symbolisme de la rune du soleil=>https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.300053296800152.1073741833.230064080465741/342700625868752/?type=3&theater
  • Symbolisme de la rune Hagal=>https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.300053296800152.1073741833.230064080465741/313878368750978/?type=3&theater

 

 

Mercredi 12 Septembre 2018