Le Taureau

Un Symbole puissant...

Depuis la nuit des temps, le taureau a eu pour nos ancêtres une très importante valeur symbolique et religieuse. On le retrouve dans presque toutes les traditions païennes, depuis le paléolithique jusqu’à l’âge du fer. Le symbolisme du taureau semble avoir suivi au cours de ces millénaires une même constante, même si au néolithique l’aspect fertilité-fécondité a été plus prononcé que durant les autres périodes historiques de notre passé païen. 

 

Le taureau évoque la notion de force créatrice, de puissance guerrière, sans oublier celle de fougue impétueuse et fécondante. La puissance de sa force sauvage résonne fortement dans l’imagerie populaire des différentes traditions païennes, et jusqu’à nos jours il a conservé cette image de puissance indomptée. Le taureau est avant tout lunaire par son association aux rites de fécondité-fertilité, mais il possède également une symbolique qui le relie aux forces solaires. Il est la sublimation de l’énergie vitale et l’incarnation des forces chtoniennes, celles liées aux puissances issues de la terre. 

 

Pour le paléolithique, les spécialistes se sont rendu compte que dans l’art pariétal la place centrale est occupée par la représentation binaire “cheval-taureau”. Le cheval symbolise ici la force masculine céleste et ouranienne, alors que le taureau est dans ce cas l’expression de la force masculine chtonienne et lunaire. Cette force très masculine est associée dans plusieurs cas à la grande Déesse du paléolithique où on peut l’observer tenant une corne de taureau à la main comme pour la figure de la Déesse de Laussel. La corne est ici liée au symbolisme du croissant de lune. Dans la société du paléolithique, le taureau devait également avoir une valeur très importante pour les chasseurs qui devaient affronter là une bête très puissante. On peut très bien s’imaginer que ces chasseurs conféraient au taureau une place centrale dans leurs rites d’initiation de chasseur. Un jeune chasseur novice devait ainsi probablement s’affronter à la puissance sauvage du taureau afin de démontrer sa valeur, son courage et sa combativité, et pouvoir alors rentrer de plein pied dans le cercle fermé des chasseurs expérimentés. Cela devait constituer l’axe central d’un rite de passage initiatique de jeune homme à celui d’adulte.

 

Pour la période du néolithique, celle de la grande révolution agricole de la préhistoire, le taureau a selon toute vraisemblance conservé plus d’un trait caractéristique du paléolithique tout en lui donnant une valeur nettement plus liée aux rites de fécondité et fertilité. Il est ici avant tout lunaire, intimement connecté à la Déesse-Mère, et, solaire par le feu de son sang et le rayonnement de sa semence. C’est durant cette période du néolithique que le taureau fut associé à l’orage et à des rites de fertilité basés sur le principe “fécondité-pluie”. Lorsqu’on observe les trouvailles archéologiques de sites très anciens du néolithique comme Çatal Hüyük ou Göbekli Tepe en Anatolie, on s’aperçoit rapidement à quel point le taureau jouait un rôle central dans les cultes religieux de la communauté. 

On retrouve d’ailleurs cette symbolique religieuse du taureau également en dehors de l’Europe, vu qu’il est aussi très présent dans les traditions païennes des Sumériens, puis des Babyloniens, Assyriens, et autres peuples sémitiques du proche orient. Chez les Juifs, avant de devenir des monothéistes, il existait un culte au Dieu Él, un Dieu au début en concurrence avec le Yaweh qui se voulait l’unique. Ce Dieu Él était presque toujours représenté par un taureau. Le culte à Él était très ancré dans la mentalité des Hébreux de cette lointaine époque du néolithique, et c’est ainsi qu’on retrouve le célèbre passage du veau d’or auquel les Juifs rendirent un culte pendant que Moïse recevait les tables de la loi au mont Sinaï. Ce veau d’or était le souvenir du culte au Dieu Él. Ceci ne fut pas du tout du goût du monothéiste Moïse et de son dieu jaloux, car il fut aussitôt ordonné de massacrer plusieurs centaines de personnes qui avaient commis le “terrible acte ignoble” de rendre culte à une idole païenne… 

 

Avec l’arrivée des Indo-Européens à la fin du néolithique et au début de l’âge du bronze, le taureau allait acquérir une connotation nettement plus guerrière, tout en conservant quand-même un fort lien avec l’aspect fécondité-fertilité. Les Indo-Aryens l’associèrent au Dieu védique Indra (l’équivalent de notre Thor nordique). Cette association au Dieu guerrier de la foudre couvre les deux aspects, guerre et fertilité, foudre et pluie. Le taureau védique Vrishabha est le support du monde manifesté, celui qui du centre immobile, met en mouvement la grande roue cosmique. Il a un sabot dans chaque âge de l’humanité, le mettant en relation intime avec la grande roue du destin. Également en lien étroit avec le Dieu Shiva sous la forme d’un taureau blanc, l’animal symbolise alors la puissance de l’énergie sexuelle qu’il faut transmuer pour pouvoir s’élever sur les chemins de la spiritualité. 

 

En Grèce ancienne, on retrouve le taureau associé à plusieurs Divinités telles que Poséidon, Zeus ou encore Dionysos. Chez les Grecs comme pour les autres traditions d’origine indo-européenne, le taureau symbolise la force sauvage issue du monde chtonien, la puissance indomptée ouvrant la porte au déchainement sacré de la violence guerrière. C’est cette force dont le guerrier a besoin afin d’affronter les conflits qui l’attendent avec toute l’énergie dont il dispose. Ici aussi, l’affrontement avec un taureau pouvait figurer le passage initiatique de l’état de jeune homme à celui d’adulte. Surpassement de soi, force domptée par le contrôle de son agressivité, intelligence, compréhension de l’instinct, sont quelques unes des conditions nécessaires pour réaliser pleinement ce rite de passage. La violence animale du taureau est l’expression de la nature que l’on ne peut pas contrôler, et dont la force fait souvent des ravages parmi les hommes. Ce dernier aspect est celui qui est figuré par les taureaux sauvages du Dieu Poséidon, Dieu de la mer qui était particulièrement craint pour les terribles tempêtes qu’il pouvait engendrer. 

 

Associé au Dieu Dionysos, le taureau relève alors de la fonction de fertilité-fécondité. Taureau et Dieu sont ici l’expression de la puissance mâle et de la virilité féconde. La fougue indomptable de cet animal sacré est bien-sûr aussi présente dans le célèbre épisode mythologique où le Dieu Zeus sous forme d’un taureau d’une blancheur éclatante, vient séduire puis enlever la belle Europe. Le grand Dieu indo-européen de la fonction royale et souveraine, Zeus, est ainsi l’artisan de la fécondation de la terre, elle-même sous la forme de la séduisante Europe. 

 

Chez les Romains, le taureau est lui aussi très présent, principalement dans deux cultes importés d’Asie mineure. Les cultes de la Déesse Cybèle et celui du Dieu Mithra. Dans les deux cas, l’initié passait par un baptême de sang, un rite nommé taurobole. Le dévot se plaçait dans une fosse spécialement creusée pour l’occasion. Le plafond de la fosse était percé de trous. Au-dessus de cette fosse on sacrifiait un taureau en l’égorgeant au moyen d’un pieu sacré. Le sang encore tout chaud du taureau sacrifié coulait alors à travers les trous sur tout le corps de l’initié, adepte qui devenait ainsi renatus in aeternum (né à une nouvelle vie pour l’éternité). Par le sang du sacrifice, c’est toute l’énergie vitale et la vigueur sauvage du taureau qui passe vers le dévot récemment initié. 

Quant au célèbre mythe du Dieu Mithra qui put survivre les premiers siècles de la ténébreuse christianisation forcée de Rome, il nous ramène au symbolisme le plus profond du taureau, lui-même relié à un mythe solaire typiquement indo-européen. La scène mythologique de Mithra la plus représentée est celle du sacrifice du taureau. Plus de 700 exemples archéologiques sont connus. Ce mythe est celui où le Dieu Mithra guette le taureau qui s’abritait dans une caverne. Lorsque le taureau en sortit, le Dieu lui sauta dessus et l’enfourcha en se tenant à ses cornes. Le quadrupède emporta ainsi Mithra dans une course folle et furibonde. Celui-ci ne lâcha pas prise et se laissa emporter par l’animal en furie. Cette chevauchée finit par épuiser l’animal qui à bout de souffle tenta de se réfugier dans la caverne. C’est là justement que Mithra prit son poignard, et au nom du Soleil invaincu, acheva le taureau d’un coup solennel et précis. Ce récit mythologique regorge de symbolisme. La caverne est une représentation de la matrice de la Terre-Mère de laquelle sort une force lunaire, une force indomptée et brute symbolisée par le taureau. Le Dieu solaire Mithra fait preuve d’une grande bravoure guerrière en chevauchant le taureau. Mithra est la partie solaire de l’être, il est la raison et la volonté de fer qui accompagnent le héros solaire. Cette dimension solaire est en lutte contre la force brute et imprévisible de l’instinct qui forme la partie occulte et méconnue de notre être. En chevauchant le taureau et en l’immobilisant, Mithra enseigne la voie du guerrier qui maîtrise ce flux de forces chaotiques venues des entrailles de la terre, il finit par le dominer et le fixer par le rituel du sacrifice. C’est par cette épreuve initiatique empreinte de la plus pure noblesse guerrière que le Dieu Mithra s’élève au rang des êtres supérieurs. Par cet exemple, le Dieu invite l’initié à dépasser sa condition humaine en surmontant ses faiblesses, et c’est alors qu’il sera sur le grand chemin menant aux états supérieurs de la conscience. Sur les représentations de ce sacrifice du taureau, on peut très souvent observer un chien et un serpent qui cherchent à boire le sang sacrificiel. Ce sont tous deux des animaux dont le symbolisme est très fortement ancré dans le monde chtonien. 

 

Dans le cadre culturel et religieux des traditions païennes germano-nordiques, le taureau en tant que tel n’est pas très présent, car son symbolisme est couvert par celui de l’aurochs. Cet animal était le taureau du Nord de l’Europe, avec la différence toutefois que l’aurochs était bien plus grand et puissant qu’un taureau. Le symbolisme de l’aurochs était tellement important pour les peuples germaniques qu’ils lui consacrèrent une rune, la rune Uruz. C’est une rune qui ne permet aucune faiblesse car seul le fort peut la maîtriser. L'aurochs était réputé pour sa force démesurée, sauvage et brutale. Pour les anciens il était la parfaite image de la puissance brute, une force sauvage indomptée. C'est bien là toute l'énergie que véhicule la rune Uruz. L'aurochs était craint par tous les peuples germaniques. Cependant il fut la proie de biens des chasseurs. Tout comme pour le taureau, une mystique et un rite bien particuliers se rattachaient à la chasse à l'aurochs depuis des temps immémoriaux. Les jeunes chasseurs et guerriers de chaque clan germanique devaient montrer leur courage et leur audace pour passer rituellement de l'enfance à l'âge adulte. Pour accomplir ce rite de passage, ils devaient affronter un aurochs et le tuer. L'initié chasseur ou guerrier une fois endurci, prouvait ainsi devant les hommes du clan et devant les Dieux sa force combative, sa ténacité, sa précision, et son endurance. Sa récompense se composait entre autres des cornes de l'aurochs comme symbole de la force et de la puissance qu'il avait vaincu. Il était de bon usage d'en faire des cornes à boire qui servaient pour les grandes occasions, et très certainement pour les rites religieux. La corne à boire renvoie à un double symbolisme, celui de la force et celui de l'élément liquide. 

 

Chez les Celtes, le taureau est également très présent, que ce soit dans la tradition ou dans les mythes. Il semblerait que pour les Celtes, comme pour les autres traditions païennes d’origine indo-européenne, le taureau fut principalement un symbole de virilité guerrière. Une personne de grande valeur militaire était habituellement nommée «taureau de combat». Mais le taureau conserve ici aussi tout l’aspect symbolique lié au monde chtonien et aux forces sauvages issues des entrailles de la terre. Dans la culture celte il était très commun de sacrifier un taureau lorsqu’on cherchait à dominer ou à contacter le pouvoir de ces terribles et pourtant si fécondantes forces chtoniennes. Dans un mythe irlandais de Cúchulainn, le taureau était sacrifié aux Dieux afin qu’un poète en mange à satiété ; ce dernier s’endort pour voir dans son rêve le candidat-roi qui doit être choisi par l’assemblée des nobles du clan. Une fois élu de manière formelle, le roi du clan faisait sacrifier un cheval. Cette relation magico-religieuse taureau-cheval est une lointaine survivance de la préhistoire où l’on trouvait déjà le rôle central du couple binaire cheval-taureau sur les parois des cavernes. Il existe dans ce cas une autre relation symbolique, c’est celle qui lie le taureau à la fonction royale. C’est cette même relation que relate Pline l’ancien lorsqu’il décrit un rituel royal chez les Gaulois, celui de la cueillette du gui, un rituel qui implique le sacrifice de taureaux blancs. La couleur blanche d’un taureau se constate parmi différentes traditions païennes, et fait toujours référence à la fonction souveraine. 

Chez les Gaulois comme pour les autres peuples celtes, le taureau semble avoir joué un rôle central au niveau de la symbolique religieuse. Plusieurs représentations iconographiques gauloises témoignent de ce rôle central. Le chaudron de Gundestrup par exemple évoque au moins deux fois le taureau. Dans le fond du chaudron se trouve une représentation du taureau sacrifié par le Dieu Smertulus, et sur une des plaques du chaudron se distingue les grues liées à la Déesse Rigani. Ces oiseaux, les grues, figurent aussi sur un des célèbres piliers des Nautes accompagnant un taureau. Cette figuration iconographique est accompagnée d’une inscription mentionnant le Tarvos Trigaranus, le taureau aux trois grues. Dans la mythologie gauloise, le sacrifice du taureau permettait à la grande Rigani de se retransformer en Déesse après avoir eu le triple aspect d’une grue, triple aspect qui la relie au principe de vie-mort-renaissance. Ce mythe nous plonge évidemment dans le monde magique de la revitalisation cyclique des forces de la nature. 

Dans le cadre celtique, on retrouve le taureau également dans le mythe irlandais de Táin Bó Cuailnge où il représente le dernier stade de métamorphose des deux protagonistes, l’un en taureau noir et l’autre en taureau blanc. Par ailleurs le peuple celte des Taurisci semble avoir joui d’une relation particulière avec la figure mythologique du taureau. Les références au taureau dans le monde celte sont tellement fréquentes qu’il n’est pas possible d’en faire ici une liste exhaustive. 

 

Enfin, on ne peut finir cet exposé sans évoquer une question très actuelle qui est celle de la tauromachie. La corrida représente en fait une survivance de la tradition païenne pendant laquelle on sacrifiait un taureau aux Dieux après l’avoir affronté avec toute la valeur guerrière nécessaire pour obtenir la victoire de l’homme sur les forces sauvages et ténébreuses du monde chtonien. Ce sacrifice est ici aussi à mettre en relation avec le renouvellement cyclique et tous les rites païens de fécondation qui le composent. Il semblerait que la corrida soit un héritage direct du sacrifice voué au Dieu Mithra ainsi que des rites liés au taureau dans l'ancienne Crête, tel qu'on peut le voir sur la photo en haut à droite.

 

Nous avons pu constater avec cet exposé toute l’importance dont a bénéficié le taureau dans toutes les traditions païennes au cours de sa très longue histoire liée au monde magico-religieux de nos ancêtres païens. Le taureau fut et reste un des symboles païens majeurs de notre héritage polythéiste.

 

Hathuwolf Harson

 

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Vendredi 23 Novembre 2018


Depuis la haute préhistoire, le culte du taureau était présent dans toute l’Europe, en particulier dans sa partie Sud. Le taureau était vénéré comme symbole de fécondité et fertilité, pour sa puissance sauvage liée aux forces lunaires et à la Terre-Mère. Pour plus de détails sur le symbolisme du taureau, veuillez consulter le lien à la fin de cet article. Ici, nous allons nous attarder sur son culte en Hispanie, la péninsule ibérique, pays où ce culte a survécu indirectement au travers de la tradition des corridas. 

 

Dans la péninsule ibérique, le culte païen au taureau est attesté pour la période de la haute préhistoire grâce aux peintures pariétales. Sous cette forme, le culte s’est maintenu durant toute l’époque du paléolithique. Il continua sous une autre forme durant les différents âges suivants, l’âge du bronze et du fer. Au 2è millénaire avant notre ère, dans la région andalouse d’Almería, à El Argar, les Ibères déposaient dans leurs tombes des restes de bovin, ce qui est révélateur d’un culte religieux lié à l’animal qui devait accompagner de sa force le défunt dans son voyage vers l’au-delà. Il semblerait qu’il existait à cette lointaine époque un Dieu-Taureau, non seulement en connexion avec les principes de puissance sauvage et de fécondité, mais aussi lié à un culte astral. Des poignards votifs furent trouvés à Palencia et à Costitx (Baléares) sur lesquels étaient gravés des têtes de taureau. À Castelo de Moreira au Portugal, les archéologues ont mis à jour des sculptures de têtes de taureau avec des gravures représentant des scènes de sacrifice rituel de l’animal. Elles furent datées de l’âge du bronze, et deux exemples se trouvent sur l’image. Ce qui nous prouve encore une fois que les sacrifices de taureau remontent à la plus haute antiquité. En sacrifiant un taureau, on se mettait en communion avec les forces divines afin de recevoir d’elles prospérité, abondance, force, et fécondité. Le taureau devenait ainsi un véritable message auprès des Dieux. À Azaila près de Teruel furent trouvés des dépôts d’ossements de taureau qui témoignent de rites sacrificiels durant l’âge de bronze. Il y fut aussi mis à jour une sculpture de taureau (sur l’image à gauche dans l’encadré en haut à droite). 

 

Les Celtibères furent la principale culture dans la péninsule ibérique pour ce qui est de l’âge de fer. Numancia fut un de leurs principaux centres de résidence, et un haut lieu de la résistance celtique contre l’invasion romaine. Là aussi on retrouva des ossements de taureau révélant encore une fois des sacrifices de cet animal. À Numancia ont été également déterrées des stèles funéraires sur lesquelles étaient gravés des taureaux ainsi que des symboles astraux, probablement lunaires. Nombreuses sont les preuves archéologiques pour la culture celtibère où l’on remarque des taureaux sur des céramiques et divers objets rituels. Les symboles religieux qui accompagnent ces taureaux ne laissent pas de place au doute quant-au lien avec les rites sacrificiels. 

 

Dans les zones géographiques occupées purement par des Ibères, le culte au taureau fut également très important, et presque toujours accompagné de symboles stellaires et lunaires. Les pièces archéologiques se comptent par dizaines, telles que la tête de taureau d’Albufureta (Alicante), la nécropole de Cabecico del Tesoro (Murcia), à Arse (Valencia), Calagurris (La Rioja), Ebyssos (Ibiza), Kastilo (Jaén), Kelse (Zaragoza), Porcuna (Jaén), etc… Le seul cas d’une représentation anthropomorphique, mi-homme mi-taureau, est celui de la «bicha de Balazote» près d’Albacete (en haut à droite sur l’image).

 

Ce rapide survol des preuves archéologiques en Hispanie permet de constater à quel point le culte au taureau était ancrée dans l’inconscient collectif des peuples païens de la péninsule ibérique. 

 

Hathuwolf Harson

 

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Vendredi 23 Novembre 2018