Le Coq

Soleil, Combat, et Vigilance Guerrière...

Le coq comme emblème de la France semble être une notion assez récente, qui se base sur un jeu de mots avec deux termes latins: "gallus" qui veut dire "coq", et "Gallus" qui veut dire "Gaulois". Malgré cette constatation, il faut quand même reconnaître que le coq fut utilisé comme symbole par les Gaulois. De nombreuses pièces de monnaie gauloise présentent un coq comme emblème. Des sculptures de coq furent également trouvées pour la période celtique de la Gaule. Il semblerait que le coq ait été assimilé au Dieu Lug. Pour la période gallo-romaine, on connaît des représentations du Dieu Mercure accompagné d'un ou plusieurs coqs. 

 

Le COQ est un animal solaire, il est celui qui annonce par son chant le lever du soleil. Il est donc celui qui chasse les mauvais esprits de la nuit, il en éloigne les influences négatives. 

Le coq est aussi connu pour son agressivité, sa fierté et sa fougue au combat. Les fameux combats de coqs très prisés dans les sociétés traditionnelles en sont le reflet. 

 

Dans la mythologie nordique, un coq du nom de Vidofnir se trouve perché au sommet de l'arbre cosmique Yggdrasil. Du haut du grand frêne, ce coq surveille l'horizon afin de prévenir les Dieux lorsque les Géants du chaos apparaissent pour attaquer Asgard, le monde des Dieux. Vidofnir est ainsi un véritable symbole de vigilance guerrière. Étant donné que le grand frêne Yggdrasil représente la vie et l'ordre divin, on peut également dire du coq qu'il est le gardien de la vie et de l'ordre. C'est à ce titre que les anciens Germains, en plus d'un cheval et d'un chien, sacrifiaient un coq lors de certains rites funéraires.

 

Le coq comme symbole de vigilance au sommet d'Yggdrasil a survécu dans notre architecture moderne, car on le retrouve encore très souvent comme girouette adornant le sommet des clochers ou des maisons.

 

Dans la mythologie grecque, un coq vigilant protège Léto lorsqu'elle donna naissance à Apollon et à Artémis. Apollon étant un Dieu solaire et Artémis une Déesse lunaire, on peut ainsi relier le coq à ce double symbolisme. Les vers d'or de Pythagore confirment d'ailleurs cette vision symbolique du coq lorsqu'ils recommandent de nourrir le coq et de ne jamais l'immoler, car il est consacré au soleil et à la lune. 

Mais comme symbole de l'aube et de la magie de sa lumière naissante, le coq est nettement relié au Dieu solaire Apollon. C'est au fils d'Apollon, le Dieu de la médecine Asclépios, que l'on sacrifiait en général un coq. Socrate lui-même rappelle à Criton avant de mourir, de sacrifier un coq au Dieu Asclépios. Dans ce cas comme dans celui des Germains, il faut y voir un rôle de psychopompe, c'est à dire d'un animal accompagnant le défunt vers l'au-delà, lui ouvrant ainsi la voie vers la lumière du soleil et vers l'autre monde. 

 

Hathuwolf Harson

 

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Jeudi 22 Novembre 2018