Culte de Diane

Le Christianisme condamne le Culte à la Déesse Diane...

C'est encore une fois l'évêque Burchard de Worms, mort en 1025, qui va nous faire découvrir une ancienne croyance. L'évêque était très agacé par certaines anciennes traditions rituelles qui survivaient malgré tous les interdits chrétiens. Il était un des ces chrétiens typìques dont toute la vie tournait autour d'un objectif: laver le cerveau du peuple afin que celui-ci se détourne à tout jamais de ses origines païennes. Il écrivit un ouvrage en 20 livres nommé le Decretum, connu aussi comme le livre allemand des pénitences afin de remédier à ce paganisme qui perdure. Dans le 19è livre, l'évêque de Worms évoque clairement certains rites d'origine païenne, des pratiques magiques liées à l'amour, à la pluie, à la malédiction, etc... Ils les condamnent bien-sûr en recommandant à chaque fois de faire pénitence et de demander pardon au petit jésus... Voyons à présent ce qu'il dit à propos des femmes et du culte à la Déesse Diane. Étant donné le cadre germanique, il semblerait qu'il faille comprendre cette Diane comme l'interprétation romanisé d'une Déeesse germano-nordique. Certains parallèles avec Freya ou Skadi peuvent être établis. Lorsque l'évêque dans ses délires inquisitoires parle de Satan et des démons, il veut bien-sûr parler des anciens Dieux. C'est une habitude typiquement chrétienne qui remonte à l'ancien testament, celle qui consiste à qualifier les autres Dieux de démons immondes. Notons aussi au passage que cette description très subjective que nous fait l'évêque de Worms, est une des bases de l'imagerie populaire des sorcières telles qu'elles nous furent représentées durant tout le moyen âge. Voici la citation qui s'adresse à toute femme qui vient à confesse...

 

"As-tu cru ou as-tu participé à cette incrédulité, que certaines femmes converties mais perverses suivant Satan, séduites par les illusions des démons et des fantômes, croient et confessent avoir chevauché certaines bêtes durant les heures nocturnes, avec Diane la Déesse des païens, et qu'avec un grand nombre de femmes avoir voyagé sur les terres du silence et de la nuit aux ordres de la Déesse, et durant certaines nuits avoir été appelées à son service? Mais espérons que celles-ci se noient dans leur perfidie, et qu'elles ne puissent pas attirer beaucoup de femmes dans leur maladie. Car une forte multitude trompée par cette fausse opinion, croit que ces choses sont vraies, et par cette croyance elles se détournent de la véritable foi, et retournent à l'erreur des paiens, considérant que quelque chose peut exsiter en dehors du dieu unique (...). Si tu as cru en ces vanités, fais pénitence pendant deux ans durant les jours indiqués". 

 

Dans les paroles de cet évêque, on reconnaît toute la haine et tout le mépris que le christianisme a toujours eu pour nos traditions païennes. Des mots comme "perverses, illusions, démons, perfidie, véritable foi, dieu unique", sont des termes très révélateurs. Ce choix de vocabulaire atteint des sommets lorsque Burchard de Worms qualifie le paganisme de "maladie". Alors que la seule maladie religieuse qu'ait pu engendrer l'histoire, fut le monothéisme et ses délires inquisitoires...

 

Hathuwolf Harson

 

Sources : 

  • http://ppg.revistas.uema.br/index.php/brathair/article/viewFile/439/380
  • "Götter und Kulte der Germanen", Rudolf Simek.
  • "Die religiöse Welt der Germanen", Hans-Peter Hasenfratz

 

Mardi 5 Décembre 2017