Les Vikings...

Une Introduction...

 

Côtes de Northumbrie, Abbaye de Lindisfarne -793 de notre ère-

Les moines descendirent sur la grève pour scruter l’horizon. Au loin les voiles carrées et vivement colorées qui venaient d’apparaître ne ressemblaient à aucune qu’ils connaissaient.

Bientôt les navires furent plus proches, et bien qu’ils ne puissent distinguer l’équipage qui les composait, ils virent distinctement les sombres décorations de proues à l’effigie de dragons se découper sur le ciel bleu.

Souplement les bateaux glissent sur l’eau et se dirigent droit vers le rivage. A la proue de celui de tête se tient un homme à la musculature lourde et au visage sévère. Son regard déterminé fixant les bâtiments qui se rapprochent rapidement. 

Il sert et dessert machinalement la main qui tient sa lance. Les muscles noueux de son avant-bras jouent avec aisance sous la faible clarté du matin. Les individus sur le sable sont très près désormais. « Peut-être à portée » se demande-t-il. Et comme pour vérifier sa spéculation, il arme son bras au-dessus de son épaule dans la direction des moines. 

En voyant ce geste les hommes sur la grève se retournent en s’enfuyant en direction de l’abbaye située à peine plus haut. L’un d’entre eux n’y arrivera jamais, s’écroulant lourdement, une lance fichée dans le dos. Des cris impressionnés, de ceux qui montrent de l’admiration à leurs pairs, montent du bateau.

Quelques instants plus tard, les navires accostent sur le sable et déversent un flot de démons venus du nord qui pilleront les trésors du monastère et extermineront une grande partie de ses habitants.

Ce 8 juin 793 marque officiellement le début de l’ère Vikings qui ravageront pendant plusieurs siècles les côtes de l’Europe et défieront les puissances de tous les états.

Les vikings venaient de mettre un pied dans l’histoire, et leurs exploits résonnent encore de la furie des hommes du nord.

« Seigneur, protège-nous de la fureur des hommes du Nord ». Se lamentent désormais les moines d’Europe, voyant comme une sanction divine les actes perpétrés par ces barbares à bord de leurs embarcations rapides aux effigies de dragons.

En cette année, de féroces présages s’abattirent sur le pays des Northumbrians, les misérables tremblaient; Il y avait des tempêtes, des éclairs et de féroces dragons traversèrent les cieux. Ces signes furent suivis d’une grande famine, et un peu après, la même année, ces diables de païens détruisirent l’église de Dieu à Lindisfarne.

 

Chronique anglo-saxonne

Le récit du pillage et du massacre perpétré par des hommes venus de la mer du nord lors du raid du monastère de Lindisfarne se répandit comme une traînée de poudre à travers toute l’Europe chrétienne. Protégés par la peur de Dieu, jamais un lieu saint n’avait été attaqué auparavant. Depuis longtemps ils étaient des sanctuaires de paix à l’abri des violences malgré les richesses qu’ils détenaient. Pourtant ce fragile bouclier spirituel sera rapidement vu comme une aubaine pour ces intrépides vikings qui multiplieront les attaques contre des lieux saints peu, voir pas défendus. La terreur que ces païens inspirèrent laissa derrière elle de nombreuses histoires et légendes à leur sujet. Et comme les chrétiens d’Europe étaient la source principale d’écrits concernant cette période, il devient alors difficile de démêler le vrai du faux. Le travail récent de passionnés, d’historiens et d’archéologues nous permet désormais d’avoir une image au plus près de la réalité que ce que nous pensions depuis longtemps.

 

Jamais une telle terreur ne s’était manifestée en Grande-Bretagne comme celle que nous inflige cette race païenne… Les païens répandirent le sang des saints autour de l’autel et piétinèrent les cadavres des saints dans le temple de Dieu comme du fumier dans les rues.

Alcuin, érudit de Northumbrian a la cour de Charlemagne

Venus des futurs Norvège, Suède et Danemark, ils ne dépasseront jamais 300 000 habitants au plus fort de leurs expansions. Ne se considérant pas encore comme Norvégiens, Suédois ou Danois, leurs loyautés allaient à des chefs locaux et les conflits d’intérêts entre clans ne manquaient pas.

 

Pourtant ce premier raid est le détonateur d’une montée en puissance des nations du nord qui en quelques siècles passeront de pillards à conquérants en étendant leurs influences sur l’actuelle Europe. Une langue et des dieux identiques alliés à des objectifs communs accéléreront l’idée d’une unité Scandinave en tant que nation.

Ils pillèrent, commercèrent et colonisèrent les îles britanniques, s’emparèrent de territoires et y construisirent des villes. Ils descendirent jusqu’en Perse, s’installèrent en Russie, colonisèrent l’Islande et le Groenland et débarquèrent même en Amérique du nord.

Loin d’être l’invincible guerrier sanguinaire que l’image populaire véhicule, les hommes du nord étaient avant tout des fermiers mais également de grands navigateurs, commerçants, artistes et gouvernants. Selon les historiens plusieurs hypothèses peuvent expliquer pourquoi les peuples scandinaves se sont soudainement lancés hors de leurs territoires pour piller et s’installer dans des contrés lointaines. Un adoucissement du climat permettant un accroissement des récoltes et donc une augmentation importante de la démocratie nordique est souvent avancé. Mais la culture particulière des peuples nordiques est également à prendre en compte. Ainsi, dans leurs traditions, le cadet dépourvu d’héritage se doit d’aller chercher fortune ailleurs. Or ceci devient difficile sur un territoire de plus en plus exigu. A cela s’ajoute leurs caractères téméraires et leurs envies de richesses et de gloire qui seront des éléments importants de leurs expansions. De plus cet ensemble de faits, fut exacerbé par des évolutions politiques qui amplifièrent le phénomène vikings.

Nous ne rentrerons pas en détails sur le côté historique de la période vikings car le web regorge de liens intéressants et fournis sur le sujet. Par contre, dans l’optique du secret de l’acier, nous nous attacherons aux récits et sagas qui ont fait entrer ce peuple dans la légende. Leurs modes de vie, de pensée, leur conception du monde et leurs liens avec les dieux et la nature.

Un homme ordinaire

Tout d’abord il est important de souligner que le terme Viking ne désigne pas un peuple mais plus une action, celle de ‘’l’homme qui part en expédition’’. Il s’agit également d’un terme qui veut dire ‘’expédition navale’’ et par extension donne son nom à ceux qui y prennent part. Trois grandes catégories divisaient la société: « les sociétés scandinaves sont à cette époque fondées sur la distinction entre hommes libres et esclaves d’une part et, d’autre part, dominées par des élites aristocratiques guerrières. La plus haute distinction est alors celle de jarl. Les jarls dominent un territoire qui peut parfois être très étendu (…) mais qui ne correspond pas pour autant à un royaume ». (1)

Fermiers pour la plupart, ils vivaient de leurs terres et une journée type de leur époque ressemblait fortement à celle de leurs homologues continentaux.

Régis Boyer nous donne un bon aperçu de ce genre de journée dans son ouvrage « L’Islande Médiévale » qui est valable pour tout Scandinave du continent et que je me permets de recopier en partie ici (2) :

  • A cinq heure du matin(…) notre bondi (fermier ndt) est parti charroyer des pierres pour refaire le chemin qui mène à sa ferme et qu’un récent glissement de terrain, banal en la circonstance, a détérioré ;
  • Vers neuf heures du matin, le bondi en question parvient à guérir sa vache qui s’est cassée la patte ;
  • Une heure après, il est en train de faucher son foin(…) couper l’herbe était une activité qui revenait à intervalles fréquents, au point de rythmer l’existence parfois.
  • Vers midi, il tente de réconcilier deux adversaires qui menacent de se quereller avec hargne, et il importe d’arrêter les frais car saga s’ensuivra avec mort d’hommes, procès interminables, etc.
  • Vers trois heures, il sculpte amoureusement les montants du traîneau qu’il prendra pour se rendre aux funérailles de son oncle, à deux jours de voyage d’ici ;
  • A cinq heures, il est en train de traire ses vaches tout en conseillant à son fils, qui a le sang un peu chaud, de cesser de s’intéresser de la sorte à la fille du voisin qui, d’une part est trop jeune, d’autre part ne représente pas un parti honorable pour la famille ;
  • Vers six heures, si nous sommes en juin, il refait le pavement de la cour de sa ferme qui a subi de grands dégâts lors de la dernière inondation du fleuve intempestif qui passe à côté ; si c’est l’hiver il y a beau temps qu’il est rentré dans son skali où il sculpte une défense de morse pour en tirer un superbe manche de couteau ;
  • A sept heures, il se restaure d’une solide tranche de flétan ;
  • Une heure après, il est en train de tisser du vadmal ;
  • A partir de neuf heures, il va écouter un scalde de passage (ce que sont fort souvent ces poètes) déclamer un remarquable texte d’une élaboration particulièrement sophistiquée que lui comprend fort bien pour peu qu’on lui laisse le temps de la réflexion ;
  • Et vers dix heures, avant de se coucher, il aura une longue conversation avec son cousin Vilhjalmr qui vient tout juste de rentrer d’Arabie où il a vu des choses « dignes de récit » ; fort de quoi le voici au lit avec sa jeune épouse à laquelle il s’entend fort bien de confier le meilleur de lui-même.

Une journée ordinaire donc, comme celle de beaucoup d’Européens de l’époque, rythmées par les travaux de la ferme et aux actes dictés par le climat et les besoins fondamentaux.

Un marin extraordinaire

Leurs navires symbolisent au mieux l’épopée scandinave, autant par leur aspect caractéristique que par son rôle pivot essentiel pour les nations nordiques.

Sans lui pas d’expansion, encore moins de pillages, de découvertes et de colonisations.

Sans lui point d’ère Vikings.

Quant au terme drakkar, pourtant largement répandu, il reste une invention française qui n’existe dans aucune langue scandinave. En effet les navires vikings étant localement dénommés selon leurs utilisations ou dimension :

  • Les navires de guerre, ou langskip. Qui, selon leurs tailles sont nommés karv, snekkja…etc.
  • Les navires de commerce, ou kaupskip, qui ; toujours selon leurs tailles se nomment knörr et byrding.

Commerçant aguerri, le viking peut être présenté sans faute historique ou de goûts avec une balance dans une main et une épée dans l’autre. C’est avant tout son talent de marchand qui va le précipiter au dehors de ses terres scandinaves pour chercher fortune ailleurs, et ce sont les occasions rencontrées qui le transformeront, de temps à autres, en pillard. Leurs navires aux qualités indéniables sont extrêmement maniables, flexibles au point d’épouser les vagues et ainsi d’être capables d’affronter des mers déchaînées ainsi que de naviguer sur les cours d’eau de faibles profondeurs. Les caractéristiques particulières de ces navires leur permirent d’entrer définitivement dans l’histoire en emmenant loin de leurs terres natales les peuples des nations nordiques comme le souligne la carte suivante.

 

Croyances

Connue par le grand public comme étant la religion des vikings, la mythologie nordique est en fait une variante régionale de la mythologie germanique avec des traditions relativement similaires, sinon complémentaires. Transmises oralement, les mythes nordiques se verront couchés sur le papier avec l’arrivée des premiers chrétiens. Cependant cette influence chrétienne ne permet pas à elle seul d’appréhender la mythologie des scandinaves en son entier. Mais grâce à l’aide de l’archéologie, des sagas, des Eddas et de la poésie scaldique ainsi que du travail de chercheurs contemporains, nous pouvons avoir une image précise de leurs croyances.

 

La religion des peuples du nord est riche et complexe à appréhender et sera examinée en détails au travers de sujets dédiés sur le secret de l’acier. Pour exemple, les incessantes quêtes d’Odin pour parfaire ses connaissances et les sacrifices qu’il a dû réaliser dans ses fructueuses entreprises sont sources de motivation, d’exemple de chemin à prendre et de courage pour celui qui porte un jugement et un œil un peu plus profond sur ces histoires. Il en va de même pour Thor, Loki, Týr, la mythologie en son entier ou encore les paroles d’Odin dans le Hávamál. Lorsque l’on arrive à voir au-delà des géants, des monstres et du folklore. Que l’on appréhende l’essence des histoires contées dans la mythologie nordique, alors nous comprenons que ces leçons sont applicables dans notre vie moderne. Que la force et la vitalité de ces récits valent que l’on s’y attarde.

Afin de comprendre les relations entre ces hommes et leurs dieux il est primordial d’expliquer ce que représente la religion à leurs yeux et ainsi démontrer comment elle a influencé leurs comportements et art de vivre. Pour ce faire il est intéressant de la comparer avec d’autres religions plus familières comme le fait Kveldulf Gundarsson dans Teutonic Religion: Folk Beliefs & Practices of the Northern Tradition (3) :

Les plus grandes différences entre la voie teutonique et celle de la culture chrétienne traditionnelle (valable pour toutes les religions du livre NdA) découlent de la relation entre les êtres humains et les dieux. La plupart des gens apprennent à un jeune âge qu’il y a un seul Dieu masculin qui est omniscient, tout-puissant, tout-bienveillant, et à qui ils doivent se soumettre s’ils veulent trouver l’accomplissement. Cet enseignement a été utilisé au cours des âges pour justifier l’assujettissement des femmes, le maintien des formes les plus extrêmes de stratification sociale jusqu’à l’esclavage et la suppression de la pensée individuelle. Contrairement à cela, la dernière chose que les dieux du Nord attendent des humains est la soumission – nos ancêtres ont trouvé peu de choses plus méprisables qu’un esclave disposé! Woden, Frowe Holda, Fro Ing, Thunar, et les autres ne donnent pas de commandements pour ceux qui les adorent. Au lieu de cela, ils lancent des défis pour montrer le courage contre l’adversité et la force au travers des difficultés; De se tenir debout comme un homme ou une femme libre, en faisant confiance à votre propre puissance et vos décisions; D’utiliser les dons de la vie, de l’esprit et de la force que les dieux/déesses vous ont donnés pour prendre le chemin que vous choisissez.

Une autre différence entre les croyances teutoniques et chrétiennes découle du fait que les gens du Nord n’avaient aucun concept de «péché», seulement d’honneur et de déshonneur. «Le péché originel» – l’idée que vous êtes né avec quelque chose de mal dans votre âme – est un concept qui n’a aucun sens dans le contexte du paganisme germanique, pas plus que l’idée que l’individu humain est trop faible pour racheter son propre honneur et doit le faire faire par un autre. D’une part, les Dieux du Nord ne se moquent pas du «péché» ou de la «vertu» des petites actions; De l’autre, ils n’offrent pas la possibilité que le déshonneur ou la faiblesse soient nettoyés par un seul acte servile devant leur majesté. Dans notre tradition, chaque être humain est pleinement responsable de ses actes et de ses conséquences, et chaque acte mauvais doit être payé en quelque sorte.

La culture traditionnelle occidentale / chrétienne est basée sur la croyance grecque classique d’une séparation sévère entre le monde de l’esprit et les choses physiques. Cela a conduit au double concept que les humains ont et doivent avoir la domination sur le monde naturel, et que l’âme est en quelque sorte supérieure au corps, qui est au mieux d’aucune aide et au pire une chose du «mal». Cette séparation a conduit à l’insensibilité occidentale envers la nature et continue à se diriger vers la destruction de la terre alors que nous l’exploitons et l’empoisonnons – une chose que nos ancêtres n’auraient pas tolérée. Pour les peuples du Nord, la terre n’était pas seulement la mère de tous, mais une déesse exigeante dont ils dépendaient pour chaque bouché qu’ils mangeaient; Étant une société agricole, ils ont pu voir la nécessité de l’honorer d’une manière que la plupart des Américains modernes (valable pour tout l’occident NdA) ne font pas, car une année de mauvaise récolte signifie une année de famine. (…)

La croyance occidentale d’une séparation du corps et de l’esprit/âme nous a également enseigné à mépriser nos propres corps et nos besoins physiques ou notre intelligence, au point où la culture américaine populaire n’admet presque pas que les deux puissent aller ensemble – Nos stéréotypes sont ceux du physiquement fort / attrayant mais stupide joueur de football ou cheerleader, et le physiquement faible et peu attrayant «intello». Nos ancêtres, en revanche, honoraient les deux aspects de la personne également. Presque tous les héros qu’ils estimaient le plus étaient de grands poètes aussi bien que de puissants guerriers. Les vers fanfaron que le conte Rognvaldr Kali a fait au sujet de lui dans ses années d’adolescence expriment l’idéal norvégien de la virilité:

‘’-Il y a neuf arts de moi connus- Je joue aux tables en connaisseur (un type de jeu d’échecs)- Je me trompe rarement en fait de runes- Lire, tailler fer ou bois sont à ma portée- Je sais raser le sol à ski- Manier un arc, ramer à plaisir- Je sais plier mon esprit à l’un ou l’autre de ces arts : le lai du poète et le jeu de la harpe’’

En d’autres termes, Rognvaldr Kali était l’équivalent d’un athlète d’école secondaire qui était également dans l’orchestre et le club d’échecs, tout en écrivant pour le magazine littéraire scolaire et maintenait une moyenne scolaire élevée. Pour les Vikings, les femmes les plus attirantes étaient celles qui pouvaient les égaler à la fois en bravoure et en intelligence, échangeant des paroles intelligentes et rivalisant en prose avec les hommes, risquant et portant des blessures ainsi que la mort avec la même fermeté qu’un guerrier. Les individus qui sont fidèles aux voies ancestrales développeront leurs corps, leur intelligence et leurs facultés artistiques jusqu’à leurs plus hauts sommets; Laisser de côté une facette de la personne, c’est être moins qu’un être humain.

Alors qu’une grande partie de la culture moderne semble enracinée dans le culte de la «norme» et de la «personne moyenne», standard qui exige du divertissement et une société qui maintiennent un niveau de médiocrité qui n’exclut personne, la culture germanique offre un challenge permanent pour l’excellence. Être dans la moyenne ne vaut rien; Le meilleur est notre objectif, dans tous les sens. Nous venons d’un peuple héroïque; Il est de notre devoir de nous rendre dignes de nos ancêtres et de nos dieux.

Parce que les voies du Nord n’offrent pas de réconfort aux faibles – pas de dirigeants ou de prophètes dont les voix peuvent remplacer votre propre conscience; Pas de lois fixes que vous pouvez pointer et dire, «C’est contre ma religion»; Aucune promesse de béatitude absolue ou de damnation dans l’au-delà; Pas d’absolution gratuite; Et aucun dieu qui prétend être simultanément tout-sage, tout-puissant et tout-bienveillant – ils ne font pas appel aux masses qui préfèrent le confort au combat et la certitude au risque. Ce que les voies du Nord offrent est un guide de l’honneur et de la gloire; À une force qui n’est pas seulement la vôtre, mais celle de tout votre clan; Et à un mode de vie qui intègre harmonieusement votre propre être, votre société, le monde de la nature et les dieux. Ce sont votre cotte de maille, bouclier et épée dans tous les combats de votre vie, si vous avez la bravoure pour les prendre et entrer dans la lutte.

 

Renaissance

De nos jours la culture germanique suscite un renouveau au travers de l’intérêt pour sa mythologie et la richesse de sa culture enfin (presque) débarrassée de sa réputation barbaresque. Au travers de documentaires, de films, de bande-dessinées, de musique et de séries populaires, les peuples du nord entrent enfin dans la reconnaissance qu’ils méritent. A savoir qu’ils sont un peuple bien plus riche que leurs légendes. Des auteurs comme JRR Tolkien et GRR Martin pour ne citer que ceux-là, ne s’y sont pas trompé en s’inspirant largement des mythes germaniques.

Et qu’importe le support et son exactitude historique, car l’important est d’allumer la mèche de l’intéressement. Celle qui donne envie d’en connaître un peu plus sur la grande épopée scandinave. Que cela soit au travers de la lecture d’un Thorgal ou le visionnage de la série Vikings, cela n’a que peu d’importance.

Seul le résultat compte.

Celui de la découverte, de la connaissance et de l’apprentissage.

Entrer dans le monde des vikings c’est pénétrer un univers terrifiant, riche et complexe avec une mythologie aux milles couleurs. C’est voir que les valeurs d’hier qui on faits de grands hommes parmi les grands hommes sont les mêmes dont les individus ont besoins de nos jours. C’est comprendre que l’homme forge sa destinée à la force de sa volonté et que ses actions se doivent d’être réfléchies, car elles ont des conséquences qu’il se doit d’assumer. C’est découvrir que rien n’est impossible à celui qui entreprend, et ce qui semble être un sacrifice ou un obstacle insurmontable au départ devient une récompense par la suite.

Définitivement plus riches que leurs légendes.

 

Renaud Chapel

 

Un grand merci à Renaud Chapel pour cet article ci-dessous, un article excellent avec un développement très intéressant sur l'aspect religieux.

 

Hathuwolf Harson

 

Sources :

  • Philippe Descamps - Les cahiers de Science&Vie 80
  • L’Islande medievale - Regis Boyer
  • Teutonic Religion: Folk Beliefs & Practices of the Northern Tradition-Kveldulf Gundarsson

 

Vendredi 13 Juillet 2018