Externsteine...

Les Rochers Sacrés des Saxons Païens...

Irminsul...

Ceci sont les Externsteine qui se trouvent en Allemagne dans la région de Paderborn, près de Horn Bad-Meinberg. On suppose que sur le rocher le plus haut se dressait l'Irminsul, le symbole sacré des anciens Saxons, l'équivalent de l'Yggdrasil nordique. http://fr.wikipedia.org/wiki/Irminsul. En 772, durant la terrible guerre qui opposa deux peuplesgermaniques, les Francs et les Saxons, le site sacré des Saxons fut saccagé et l'Irminsul détruite. Car en effet les Francs sous la conduite de Charlemagne étaient chrétiens, et s'étaient donnés comme mission de détruire toute trace de culte aux anciens Dieux. Une représentation chrétienne aux Externsteine montre l'Irminsul détruite, pliée en deux, voir photo=> http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Externsteine_Relief.jpg. Les chrétiens de Charlemagne ne s'en tinrent pas là d'ailleurs, car ils massacrèrent les Saxons à tours de bras, après avoir exécuté 4500 nobles Saxons qui ne voulaient pas renier leurs anciens Dieux=>http://en.wikipedia.org/wiki/Massacre_of_Verden. Durant cette guerre entre Saxons et Francs, Widukind fut le symbole de la résistance païenne face à Karl der Große (Charlemagne)=>http://fr.wikipedia.org/wiki/Widukind_de_Saxe. 

 

Hathuwofl Harson

 

Pour plus de renseignements concernant les Externsteine, je recommande le lien suivant=> http://racines.traditions.free.fr/irminsu6/irminsu6.pdf

ainsi que=> http://fr.wikipedia.org/wiki/Externsteine

 

Vendredi 13 Juillet 2018


Le Mystère...

La Mémoire des Roches Sacrés...

Dans une des plus anciennes forêts d’Europe, celle de Teutoburg en Allemagne près de Paderborn, s’élève une formation rocheuse très singulière entourée de mystères. Ce sont les mystères de ces immenses roches que je vous propose de (re)découvrir l’espace de plusieurs articles. Après cette introduction qui présentera brièvement l’histoire et les polémiques engendrées par ce site, nous verrons article par article les différentes parties mystérieuses des Externsteine et tenterons d’analyser en détail certains indices en tenant compte des différentes théories qui s’opposent depuis plus d’un siècle. 

 

Lorsqu’on se rend aux Externsteine (prononcer «extèrnn-chtaïne»), l’étrange forme des rochers aux dimensions peu communes pour la région, impressionnent par leur majesté, sans parler d’une énergie puissante et ancienne qui flotte dans l’air et qui submerge l’esprit du visiteur. Il semble pour ainsi dire évident au premier abord que ce site devait avoir depuis des temps très anciens une dimension hautement sacrée. Puis, lorsqu’on s’en approche enfin, d’étranges gravures dont certaines sont clairement du moyen-âge et d’autres semblent nettement plus anciennes, des escaliers vertigineux menant vers des sommets d’où l’on peut observer le phénomène des solstices à travers un cercle creusé dans le rocher, une tombe mystérieuse sculptée dans la roche brute, des sculptures énormes visibles uniquement pour un œil averti, puis une grande quantité d’histoires entourant le site, tout ceci vous invite à vous poser la question, mais quelle est donc l’origine de ce site. Après avoir écarté des théories farfelues, fumantes, ou même ridicules comme celle qui prétend démontrer une présence d’extra-terrestres prisonniers dans les rochers, et qui au contact de l’air reviendraient à la vie, il est urgent de reprendre le chemin de l’histoire sérieuse et des indices archéologiques qui permettront des comparaisons raisonnables, car seulement ainsi nous pourrons nous rapprocher de l’esprit même qui devait habiter en ces lieux à l’origine. 

 

Cette question est à la source d’un grand débat en Allemagne qui oppose historiens et autres spécialistes du site depuis environ 150 ans. Cette opposition depuis ses débuts a suscité des débats très souvent houleux aux plus hauts niveaux, car rapidement les Externsteine devinrent un symbole culturel et identitaire. La question de l’identité est cruciale dans le cas des Externsteine étant donné qu’une version, qui est la théorie officielle, prétend que le site est purement d’origine chrétienne, alors que l’autre affirme une origine bien antérieure au christianisme remontant aux traditions païennes des tous premiers Germains. 

 

La version chrétienne du site défend le fait qu’au 12è siècle de notre ère l’évêque Heinrich de Paderborn ordonna une mission qui devait construire une reproduction du chemin de croix du nazaréen dans les roches du site des Externsteine. L’objectif aurait été de faire du site un lieu de pèlerinage pour tous les pénitents chrétiens. La situation géographique de l’endroit se trouve être en effet propice à ce genre de consécration étant donné qu’il se trouve non loin d’une véritable croisée des chemins transités à cette époque du moyen-âge. Lorsqu’on s’aperçoit que la principale gravure représente une scène de la crucifixion du nazaréen, on serait tenté de pencher logiquement pour la version chrétienne, surtout que cette scène possède de clairs indices remontant au moyen-âge chrétien. Ensuite une salle obscure, dont les entrées obscures gardées par des portails aux barreaux dissuasifs, est présentée comme étant la chapelle où se tenaient les premiers offices. Là, à première vue, rien ne semble contredire cette théorie, mais rien ne semble la confirmer non plus. La salle semble très «dénudée», dans un état qui ne paraît pas vouloir donner des indices majeurs. Il faudra voir ça en détail… Puis vient entre autres une tombe taillée à même la roche qui ne semble pas avoir été faite pour recevoir un défunt, et dont l’intention échappe à l’entendement raisonné. Elle est présentée comme étant le tombeau du christ, ou du moins la copie de celle de Jérusalem. Pourquoi pas... Mais lorsqu’on l’observe de plus près et dans son cadre, on se dit que quelque chose cloche, ça ne correspond pas à l’image classique du tombeau du nazaréen. Et lorsqu’on demande ce que fait un véritable observatoire astronomique au sommet d’un des rochers dont les évidences solsticiales furent bien établies, les réponses deviennent confuses et tentent de noyer le poisson en parlant de possibles connections avec des alchimistes du moyen-âge. La présence d’un autel devant le trou permettant l’observation des solstices serait quant-à elle un lieu pour rendre culte à la gloire de jésus ressuscité. Là, ça commence à sentir la mauvaise foi, car ce genre d’argument est un classique des chrétiens lorsqu’ils tentent de justifier une récupération d’un ancien site païen. Il faudra étudier ça de plus près, cet endroit comme bien d’autres afin de voir quelle théorie est la plus plausible. Il faudra tenter de rester aussi objectif que possible afin de s’approcher de ce qu’a pu être la réalité historique. De plus il faudra faire preuve d’une certaine neutralité politique, car les grands débats tournant autour de ce site ont pris au cours du 20è siècle une dimension clairement politique. D’abord les mouvements völkisch sous l’impulsion d’auteurs très avertis comme Wilhelm Teudt (1860-1942), ont repris d’anciennes versions du moyen-âge tardif qui parlait d’une origine germanique liée au peuple des Saxons, une origine complètement païenne. Le site aurait ainsi pu être un lieu de culte où se serait tenus les rites en l’honneur du vieux Dieu germanique Tuisto, et de son pendant dans le panthéon classique, le Dieu Tiwaz (Tius). Le sommet d’un de ces rochers aurait également été le socle d’un objet de culte païen, un arbre cosmique représentant le centre du monde, un genre de colonne sacrée soutenant la voûte céleste. Tout ceci semble être confirmé en 1560 par le théologue protestant et historien Hermann Hammelmann, qui écrivit que le site était un ancien lieu sacré païen des Saxons dont Charlemagne, après sa victoire en 772, se serait chargé de le reconvertir en un lieu chrétien. Cet argument semble plutôt bien tenir la route lorsqu’on sait qu’en effet les Saxons fidèles à leurs Dieux païens et à leur Irminsul, leur arbre cosmique, avaient plusieurs sites sacrés dans la région qui étaient consacrés à leurs anciens rites. Il semble fort logique qu’un site aussi imposant que les Externsteine n’ait pas laissé indifférent les Saxons et leur sensibilité aux forces de la nature. Il faut ici rappeler qu’une terrible guerre opposa durant plusieurs décennies deux peuples germaniques : les Saxons païens et les Francs chrétiens. Les Saxons sous la conduite de Widukind tentèrent jusqu’au bout de sauvegarder l’héritage de leurs ancêtres et de préserver ainsi leur identité païenne face aux appétits de conquête de Karl der Große (Charlemagne) accompagné de ses armées et de ses hordes de prêtres chrétiens ayant une grosse envie d’accomplir les dogmes bibliques qui leurs commandent d’évangéliser ou de détruire les idolâtres (les païens). Aucune trace de l’ancien culte ne devait survivre car tout n’est qu’engeance du diable. Un des commandements de la bible est celui qui dit qu’il est le seul dieu et qu’aucun autre Dieu ne doit recevoir de culte, car les autres seraient de faux Dieux et que lui seul serait le dieu unique et véritable, le dieu d’Israël comme il se définit lui-même dans la bible. Il se définit dans le même livre comme un dieu jaloux et qui maudit sur plusieurs générations tous ceux qui se détournent de lui. Il n’oublie pas non plus d’ordonner à son peuple élu de détruire tous les temples des ignobles idolâtres, qui, avec leurs rites, sont une abomination aux yeux de l’éternel, le dieu soit disant d’amour… Ce sont des passages bibliques en effet que Karolus Magnus (Charlemagne) n’oublia jamais et que ses sinistres sbires en soutane surent mettre en pratique d’une forme très sanglante. La longue guerre entre Saxons et Francs coûta en effet la vie à quelques 70.000 Saxons dont quelques 4.500 nobles se rendirent célèbres à Verden en préférant être décapités plutôt que de renier l’ancien culte hérité de leurs pères. Tout ce contexte historique pourrait donc bien être celui qui entoura les origines des Externsteine. C’est ce que nous tenterons de voir prochainement.

 

Mais avant de conclure cette introduction, il faut revenir sur l’aspect politique lié à ce site. Car très tôt le site a intéressé de hauts dignitaires du régime national-socialiste (NS pour abréger). Au-delà de toute considération purement politicienne, chose qui n’est pas l’objet de cette page, il faut savoir qu’Hitler, bien que pas vraiment emballé par l’idée, finit par autoriser des fouilles sur le site des Externsteine. Ces fouilles débuteront en 1934 sous la direction de l’archéologue Andrée, fervent tenant de l’origine païenne du site, le tout avec la bénédiction du Reichsführer SS Heinrich Himmler. Ces fouilles ne donneront que de maigres résultats, mais auront eu le grand avantage de réveiller un grand intérêt populaire et d’asseoir les bases solides d’une réflexion sur les origines. Cet intérêt se retrouve dans des documentaires d’époque NS comme celui proposé à la fin de cet article, Im Lande Widukinds (voir à partir de la minute 5 :30 pour les Externsteine). Les fouilles ainsi que l’étude du site passèrent rapidement sous la direction de la SS-Ahnenerbe, nom qui signifie «héritage des ancêtres», une section de la SS qui se dédiait exclusivement à l’étude de tout ce qui pouvait avoir un rapport avec les Germains et entre autres les anciennes traditions païennes de ceux-ci. Tout cet intérêt du régime NS pour les Externsteine laissa bien-sûr des traces dans la période de l’après-guerre, ce qui fit que le sujet du germanisme du site devint quelque chose de complètement tabou. Quiconque défendant l’origine païenne et germanique des Externsteine était alors soupçonné automatiquement d’être un sympathisant NS, et s’en suivit une véritable chasse aux sorcières dont certains aspects paranoïaques survivent encore de nos jours en Allemagne. Je parle volontairement de paranoïa car pour le site des Externsteine, le fanatisme des anti-NS de la post-guerre fut tout aussi dévastateur que certains excès antérieurs. 

 

Mais à présent il est temps de refermer cette parenthèse politique, parenthèse inévitable pour toute présentation exhaustive du site. Je ne souhaite d’ailleurs ici aucune réaction à caractère purement politique, ni pro, ni contre. À bon entendeur… Le temps est donc venu de nous plonger véritablement dans la magie de ce lieu et de voir les éléments mystérieux qui le constituent. Le prochain article sur les Externsteine traitera tout particulièrement la tombe en pierre.

 

Hathuwolf Harson

 

Sources : 

  • "Die Externsteine im Teutoburger Wald", Gerhard Tiggelkamp
  • "Die Germanen", Hansferdinand Döbler
  • Film-documentaire "Im Lande Widukinds":https://www.youtube.com/watch?v=HQT740ZYVmg
  • http://en.wikipedia.org/wiki/Externsteine

 

Mardi 27 Mars 2018


Le Mystère de la Tombe...

Notre première étape détaillée dans notre voyage au travers des différents mystères des Externsteine, nous mène à la tombe qui se trouve en contrebas sur la droite du site, tout au bord de l’étang formé par la rivière Wiembeke. Comme on peut le voir sur les photos, la tombe a la particularité d’avoir été taillée à même la roche. Elle porte aussi le nom de Steinsarg (cercueil de pierre). Mais dès les premières investigations archéologiques, on a pu constater que cette tombe n’a jamais servi comme telle, aucun défunt n’y a jamais reposé. La fonction de cette tombe ne pouvait donc qu’avoir une valeur symbolique. 

 

Dans l’article précédent (voir lien à la fin), nous avons vu que la théorie officielle a longtemps été celle qui dit que l’évêque de Paderborn a ordonné la construction au début du 12è siècle d’un chemin de croix pour les pèlerins chrétiens ne pouvant pas se rendre à Jérusalem. Certaines versions farfelues osent avancer l’idée qu’il s’agirait de la véritable tombe du nazaréen qui aurait été ramenée depuis Israël jusqu’en Allemagne. Cette dernière théorie relève bien-sûr plus du ridicule que d’autre chose. Ce genre de tombe n’a rien de commun avec la coutume funéraire qui régnait chez les Juifs du 1er siècle de notre ère. Quant-à l’idée que la tombe soit une des stations du chemin de croix du nazaréen, au premier abord cela semble plausible. Mais un premier détail dérange sérieusement cette idée, car cela impliquerait que tout autour se trouve aussi quelques unes des autres stations du chemin de croix. Or, il n’en est rien. Aucune autre station qui aurait été construite dans les alentours ne s’y trouve. Même les tenants de l’origine purement chrétienne ont dû faire marche arrière en ce qui concerne cette tombe. Après les très nombreux débats houleux qui ont duré jusqu’à la fin du 20 siècle, l’opinion générale commence enfin à reconnaître qu’une partie au moins du site des Externsteine doit être d’origine germanique, antérieure au christianisme donc. Mais les réticences sont encore bien ancrées dans les mentalités, car on s’est dépêché de ne surtout pas donner une dimension magico-religieuse au site en avançant l’idée ridicule que cette tombe aurait pu être un abreuvoir pour chevaux. C’est bien connu…, les abreuvoirs se creusent en forme de tombe… c’est tellement logique… De plus l’eau de l’étang alimenté par la rivière Wiembeke se trouve à deux pas de la tombe. Sur la photo suivante, on peut apprécier la proximité de l’eau, la tombe se trouve sur le bas du site, au bout de la barrière en bois :http://www.nrw-stiftung.de/projekte/img/projekt_externsteine_02_gross.jpg . Quel intérêt y aurait-il à construire un abreuvoir compliqué dans la roche alors que l’eau se trouve naturellement là? Encore une fois, il n’y a aucune logique dans cette théorie. Cette version nous révèle surtout qu’il existe toute une communauté de bien-pensants qui sont prêts à tout afin de ne pas admettre une possible dimension sacrée liée à des rites magico-religieux d’époque païenne. Désacraliser le site, lui ôter toute valeur identitaire, semble être la priorité de certaines personnes armées d’une grosse mauvaise foi. Mais alors, quelle pouvait donc bien être la fonction d’une telle tombe ?

 

Comme on peut le constater sur le croquis réalisé à partir des découvertes archéologiques d’Andree en 1934 et 1935, le complexe des escaliers était bien plus important que ce qu’il n’en reste de nos jours. Les escaliers entouraient véritablement la tombe donnant ainsi l’impression que la tombe devait jouer un rôle central dans les rites qui se tenaient probablement aux Externsteine. Le rapport de l’archéologue Andree sous la direction de la Ahnenerbe décrit le fait que les parties angulaires de la tombe ont été taillées avec une technique complètement différente de celle utilisée pour les escaliers et la niche en demi-cercle couvrant le cercueil de pierre. Même les outils semblent avoir été différents puisque dans un cas l’outil devait être pointu et dans l’autre très large. Une gravure sur la tombe (sur laquelle nous allons revenir) indique qu’une partie fut effectivement réalisée au moyen-âge, mais tout le reste indique des traces beaucoup plus anciennes dont le cadre historique ne peut qu’être antérieur au christianisme. Selon les fouilles d’Andree, tout semble indiquer qu’une grande partie des escaliers entourant la tombe fut détruite volontairement au moyen-âge et que la tombe fut remodelée selon un plan chrétien bien précis. Pour ceux qui s’intéressent aux sites païens d’Europe, ce genre de destruction et de récupération à des fins de christianisation, n’est pas une nouveauté. Des milliers de sites anciens ont été ainsi détruits puis récupérés par les «gentils» chrétiens. Ce n’est donc pas une surprise et même fort probable, que les passions inquisitoires des chrétiens du moyen-âge aient mené le même genre d’action sur le site des Externsteine. 

 

L’autre élément qui saute aux yeux est celui du cercueil en forme de momie. Aucune culture du moyen-âge chrétien ou d’époque païenne antérieure, ne possédait ce genre de tombe en forme de momie. Les cercueils en pierre étaient rectangulaires et complètement creux, et les cercueils en bois des Germains n’étaient pas non plus en forme de momie. Selon le professeur Teudt, mort en 1942, ce genre de tombe ne pouvait qu’avoir une fonction rituelle et magico-religieuse dans le cadre des traditions polythéistes des anciens Germains. En comparant avec d’autres traditions païennes, il a déduit qu’il était fort probable que cette tombe relève d’un rituel de divination et même d’initiation. Comme nous l’avons vu pour le rituel germano-nordique de l’utiseta (voir lien à la fin), il existait des pratiques de divination qui impliquaient un état de transe et une invocation aux morts. Ce genre de nécromancie était courante dans le paganisme, et quoi de mieux qu’une tombe comme celle des Externsteine pour invoquer les morts et les ancêtres afin que se lève le voile sur le destin du clan. La tombe pouvait être également un endroit rituel dans le cadre d’une initiation. Car en effet toute initiation repose sur un élément fondamental, celui qu’on appelle la petite mort. Durant une phase d’initiation, qu’elle soit de type guerrière ou chamanique, il faut passer l’épreuve de la petite mort pendant lequel l’initié doit sombrer dans le monde obscur de l’infra monde afin de renaître victorieux pour une nouvelle dimension spirituelle. Ici aussi : quoi de mieux qu’une tombe pour réaliser ce genre de pratiques? Des rites d’initiation secrète furent d’ailleurs pratiqués par certains membres de la Ahnenerbe pendant lesquels ils devaient passer par une petite mort en se plaçant dans une tombe tout en récitant un mantra runique et en visualisant le pouvoir de chaque rune. Certains témoignages d’époque NS affirment qu’ils pratiquaient ce genre d’initiation secrète sur le site même des Externsteine. 

 

Il est temps de revenir à présent sur un symbole qui se trouve gravé sur le haut de la tombe et que l’on peut voir sur le croquis de la photo. La première réaction pour le païen qui voit ce signe est de s’écrier : «une rune !» La présence d’une rune germanique serait la preuve définitive de l’antiquité du site, ce qui provoque logiquement une vive émotion. Mais en y regardant de plus près, on se rend compte qu’il ne s’agit d’aucune rune connue des futhark historiques, ce qui implique que l’on se penche de manière plus attentive sur la question en analysant ce signe. Lorsqu’on consulte les inscriptions runiques historiques, on s’aperçoit qu’il existe des signes similaires d’époque germanique qu’on appelle des runes liées. Ces signes sont des assemblages de plusieurs runes qu’on utilisait dans des inscriptions à caractère magico-religieux. Dans le cas présent on pourrait être en face d’une rune liée construite à partir de runes comme Gebo ou Lögr, la rune du don sacrificiel et celle de l’eau. Un problème se pose par contre pour la partie qui se trouve en bas à droite de la rune liée. La perpendicularité presque parfaite du petit trait transversal rappelle nettement une croix chrétienne, et non une rune Nauthiz comme on serait tenté de croire. Ce genre de symbole lié présentant un mélange de runes païennes et de symboles chrétiens est pourtant attesté historiquement parlant. Il nous renvoie à une période bien précise du moyen-âge, celle des grands bâtisseurs. Ces signes étaient connus des tailleurs de pierres car ils les utilisaient comme marques. Chaque marque de tailleur était propre et représentait un véritable logo commercial. Mais ces marques de tailleurs de pierres avaient aussi une valeur au-delà de cet aspect profane, car elles symbolisaient aussi les initiations liées aux différents corps de métier liés à la construction. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ces marques de tailleurs de pierres voici une photo sur laquelle on peut en observer une grande quantité : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=288257954646353&set=a.305430292929119.1073741839.230064080465741&type=3&theater. À la vue de ces symboles, il faut se rendre à l’évidence : le signe de la tombe n’est pas une rune à proprement parler, mais plutôt une marque de tailleurs de pierres, élément qui nous place cette fois-ci dans le contexte du moyen-âge chrétien et non païen. C’est d’ailleurs ce signe que le professeur Andree responsable des fouilles de 1934-35 qualifie de preuve de la réforme architecturale opérée durant le moyen-âge sur le site de la tombe. La marque de tailleurs de pierres n’est donc pas une preuve d’une origine purement chrétienne, mais plutôt celle de la tentative de transformation du site qu’appliquèrent les autorités chrétiennes au 12è siècle. Les fouilles permirent donc de mettre à jour cette supercherie chrétienne du moyen-âge. Ceci démontre donc que nous sommes bien en présence d’un site païen que le christianisme tenta de récupérer à leur compte. 

 

Il existe d’autres objets qui furent trouvés lors de ces fouilles qui pourraient permettre une analyse encore plus approfondie, malheureusement elles sont enfermées dans un musée, le lippisches Landesmuseum de Detmold. Pour des raisons certainement politiques, car ces fouilles d’époque NS gênent les bien-pensants du système, le musée refuse d’ouvrir les caisses dans lesquelles croupissent au fond d’une cave les résultats de ces fouilles. Aussi maigres que puissent avoir été ces trouvailles, elles méritent d’être analysées sérieusement afin de jeter plus de lumière sur le mystère des Externsteine. Chaque indice peut être constructif. Les demandes ont été multiples auprès du musée, à tel point que ce dernier semble avoir changé sa tactique en niant maintenant purement et simplement l’existence de résultats des fouilles. Affaire à suivre donc. Notre série sur les Externsteine est elle aussi à suivre puisque le prochain article traitera de la grotte, ou plutôt des grottes mystérieuses qui se trouvent dans les rochers et qui vont nous révéler quelques éléments très intéressants. 

 

Hathuwolf Harson

 

Sources :

  • "Die Externsteine im Teutoburger Wald", Gerhard Tiggelkamp
  • "Die Germanen", Hansferdinand Döbler

 

Lien :

  • Rituel de l’Utiseta : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=379346952204119&set=pb.230064080465741.-2207520000.1395614450.&type=3&theater

 

Mardi 27 Mars 2018


Le Mystère de la Grotte...

Après avoir vu le mystère de la tombe des Externsteine (voir lien à la fin), nous allons nous occuper maintenant de celui de la grotte. Il faudrait plutôt parler des grottes, car ce sont en fait plusieurs grottes qui communiquent entre elles. Ces grottes se trouvent situées dans le premier grand rocher, à l'opposé de celui de la tombe. Comme on peut le constater sur la photo, il y a plusieurs entrées. Selon les fouilles une de ces entrées, la principale, aurait été faite au moyen-âge, tandis que l'autre à droite serait beaucoup plus ancienne et pourrait bien remonter à une époque antérieure au christianisme. La photo montre bien l'état dans lequel se trouvent ces grottes: il ne reste pour ainsi dire rien, si ce n'est les murs et quelques indices tout de même exploitables. Ces grottes sont maintenant fermées au public car certains visiteurs avaient la fâcheuse tendance à les utiliser comme dépotoir...

 

Près de l'entrée principale, celle de gauche, se trouve une inscription incomplète en caractères latins. Malgré certaines difficultés, elle a quand-même pu être déchiffrée. Elle dit la chose suivante: "En l'an de grâce 1115, le 4è jour avant le 1er (Septembre?), cette chapelle fut inaugurée par l'évêque Heinrich de Paderborn". Cette inscription correspond donc à la période que nous avons vu précédemment, celle de la récupération chrétienne effectuée au 12è siècle. Elle nous donne aussi une indication sur l'utilisation qui en fut faite à partir du moyen-âge. Car la grotte fut transformée en chapelle chrétienne. Mais cette vocation ne fut pas définitive car des témoignages écrits du 16è et du 17è siècle indiquent clairement que plus aucun office religieux ne s'y tenait. Des ermites y ont séjourné, et, après être devenue pendant quelques temps un refuge pour bandits de grand chemin, elle fut encore une fois transformée, mais cette fois-ci pour devenir une cellule de prison. Au bout de quelques temps, cette nouvelle fonction tomba elle aussi en désuétude, et redevint le refuge de quelques ermites. 

 

Non loin de l'entrée, tel qu'on peut le voir sur la photo, se trouve dans le sol un gros trou en forme de chaudron. Ce trou intriga bien-sûr les chercheurs. Les chrétiens lui donnèrent deux explications complètement différentes. Ce manque de certitude de la part des chrétiens montre que leurs arguments reposent sur des suppositions. Selon eux, ce trou aurait contenu de l'eau bénite et aurait servi pour les baptêmes, ou alors il aurait servi de poubelle pour recevoir les déchets des cérémonies religieuses. Il faudrait qu'ils nous expliquent quand-même ce qu'ils entendent par déchets cérémoniels... des osties avariées peut-être?... Quant-à l'idée d'un font baptismal, ce serait bien la première fois qu'il se trouverait creusé à même le sol. Bref, ces arguments semblent être douteux. Comme nous l'avons vu dans l'article précédent, les spécialistes reconnaissent depuis peu qu'une partie du site était utilisée à une époque païenne, ce qui fait avancer l'hypothèse que ce trou aurait pu recevoir le sang sacrificiel lors de certaines offrandes faites aux Dieux. Étant donné le probable culte au Dieu Tiwaz-Tius en ces lieux, il devait très certainement s'agir de sacrifices de chevaux. Dans ce genre de sacrifice rituel, le prêtre païen prenait ce sang pour en asperger les participants afin que tous soient consacrés par la force protectrice du Dieu. Dans un cas comme dans l'autre, nous évoluons pour ce trou dans le domaine des hypothèses, car les chercheurs n'ont pas encore pu trouver un élément décisif qui fasse pencher la balance dans un sens ou s l'autre. Le mystère subsiste...

 

Un peu plus loin dans la grotte, celle qui représente la partie la plus ancienne, se trouve une inscription sur le mur. On peut l'observer sur la photo en bas sur la droite. Certains chercheurs ont voulu interpéter ce signe comme étant une potence, ce qui nous renvoie à la période pendant laquelle la grotte fut utilisée comme prison. Mais selon l'archéologue Andree, il s'agirait d'une rune germanique, ou plutôt d'une rune liée. Contrairement au signe de la tombe qui était une marque de tailleurs de pierres du moyen-âge, le symbole de la grotte correspond bien à une rune. Ce sont deux runes Algiz inverées et reliées par un trait horizontal qui figurent dans cette inscription. Cette rune symbolise entre autres la connection entre Dieux et hommes. Le fait qu'elle soit inversée n'a aucune connotation négative, car au lieu de représenter la connection avec les forces célestes, elle figure la connection avec les forces chtoniennes, celles de la terre. Vu le contexte de la grotte symbolisant la matrice de la Terre-Mère, l’option d’une rune Algiz reliée aux forces de la terre semble plutôt logique. Encore un peu loin dans la grotte se trouve un autre signe qui lui aussi fait penser à une rune liée qui serait construite à partir dune rune Eihwaz. 

 

Ces quelques maigres indices ainsi que le fait que les traces laissées par les outils qui ont servi pour le travail des parois indiquent deux techniques et deux époques différentes, tendent ici aussi à démontrer que la grotte a connu deux périodes: une chrétienne et une autre antérieure d’origine païenne. Dans le prochain article nous verrons le célèbre relief qui se trouve à proximité de l’entrée de la grotte. 

 

Hathuwolf Harson

 

Source :

  • "Die Externsteine im Teutoburger Wald", Gerhard Tiggelkamp

 

 

Mardi 27 Mars 2018


Le Mystère de l'Irminsul...

L'Arbre Cosmique et la Guerre des Saxons...

Les Externsteine, ces formations rocheuses surgies d’un autre temps, se trouvent dans l’ancien territoire des Saxons, de nos jours près de Paderborn en Allemagne. Les Saxons sont les Germains continentaux qui opposèrent la plus forte résistance à la christianisation imposée par ces autres Germains que sont les Francs. Ces derniers sous la conduite de Karl der Große (Charlemagne) s’étaient donné comme objectif la destruction totale de toute trace de paganisme pour tout le territoire des Saxons. La fidélité des Saxons aux Dieux de leurs ancêtres était une épine dans le pied des Francs et de leurs aspirations impériales soutenues par toute une horde de curetons chrétiens. Au bout de nombreuses années de guerre entre Saxons païens et Francs chrétiens, la balance finit par pencher en faveur des Francs de Charlemagne leur donnant une victoire totale sur les Saxons menés par Widukind. Les chrétiens de Charlemagne se mirent rapidement à l’œuvre afin d’organiser l’extermination de l’ancien culte idolâtre, le paganisme. Quelques 70.000 Saxons y laissèrent leur vie, dont 4.500 nobles païens qui en un jour optèrent pour la décapitation plutôt que de renier les Dieux de leurs pères. C’est en l’an 772 avec la dernière bataille à Eresburg que se célébra la victoire finale du camp chrétien. 

 

Le biographe personnel de Charlemagne, contemporain de tous les faits, rapporte qu’après la victoire finale d’Eresburg, Charlemagne en personne accompagné de ses gens d’église se rendit à l’endroit où se trouvait «l’idole» principale des Saxons que ces derniers nommaient «Irminsul» (prononcer «irminnsoul»). À peine arrivés, les Francs et leurs curetons se mirent à la tâche et commencèrent à détruire l’image de l’Irminsul. Il fallut aux chrétiens trois jours pour la détruire, période pendant laquelle Charlemagne profita pour dérober toutes les richesses en or et en argent qui se trouvaient dans cet endroit sacré des «vils païens». Tout comme l’Yggdrasil nordique, l’Irminsul germanique était l’incarnation de l’arbre cosmique, le centre de toutes les énergies du monde, l’axis mundi qui unit les forces célestes (ouraniennes) et les forces souterraines (chtoniennes). Il est la colonne par laquelle se communiquent le monde des Dieux, des Hommes, et de l’Infra Monde. Voir article sur le symbolisme de l’arbre cosmique Irminsul=>https://www.facebook.com/photo.php?fbid=277627099042772&set=a.305926009546214.1073741844.230064080465741&type=3&theater. Comme nous l’avons vu lors de l’étude sur le Dieu Tuisto, ce dernier eût un fils du nom de Mannus qui lui-même est l’ancêtre des trois grands peuples germaniques. Le peuple nommé les Herminones tire son nom du Dieu-Ancêtre Irmin, c’est de ces Herminones précisément que sont issus les Saxons. Ayant donc comme ancêtre divin le fils de Mannus portant le nom d’Irmin, il semble tout-à-fait logique que chez les Saxons du 8è siècle la colonne d’Irmin (Irminsul) ait eu une importance toute particulière. Bien, mais à quoi pouvait donc bien ressembler cet Irminsul? Et bien ce sont les Externsteine qui vont nous donner cette réponse. 

 

Sur la photo on peut voir au centre sur le haut, la gravure de 5m sur 5,5m qui se trouve à côté de la grotte que nous avons traité dans l’article précédent. Cette gravure chrétienne représente la descente du christ de la croix sur laquelle il avait été cloué. Elle fut probablement réalisée au 11è siècle, soit près de 3 siècles après la soumission des Saxons aux Francs. Le personnage qui se trouve à droite du crucifix dont on a enlevé les pieds, se tient debout sur un arbre plié en deux. Or, c’est cet arbre qui est une représentation de l’Irminsul. Sur la photo on peut observer de manière détaillée cet arbre brisé en bas à gauche. L’Irminsul brisé a bien-sûr pour les chrétiens de l’époque une valeur hautement symbolique, celle du paganisme brisé et vaincu pour laisser place au dieu unique du judéo-christianisme imposé par les Francs. Le graphisme de l’Irminsul des Externsteine se retrouve sur plusieurs autres représentations du moyen-âge germanique. Certains chrétiens comme le fanatique professeur Fuchs s’opposant aux fouilles du professeur Andree, tentèrent d’interpréter l’Irminsul des Externsteine comme étant un palmier sur lequel s’appuie Nicodemus pour la descente du nazaréen de sa croix. Ceci est un argument ridicule car complètement inventé, étant donné qu’aucune source littéraire ne fait mention d’un quelconque appui pour Nicodemus. Ni les évangiles ni aucune autre source n’évoque un appui, et encore moins un palmier qui serait plié en deux !... Pour celui qui se penche un peu sur la question, il est clair que nous sommes là en présence d’une représentation de l’Irminsul telle que devait la connaître les anciens Saxons. 

 

Selon plus d’un spécialiste, il est fort à parier que la représentation originale de l’Irminsul que les Francs mirent 3 jours à détruire, devait être une sculpture sur la façade du rocher, à l’endroit même où se trouve maintenant la descente du christ. Lorsqu’on observe d’ailleurs la gravure de profil, on s’aperçoit rapidement que la scène actuelle fut un rajout qui est venu recouvrir quelque chose de plus ancien. Cette ancienne gravure détruite et recouverte devait très certainement être celle qui tomba sous les coups de Carolus Magnus (Charlemagne). On peut très bien s’imaginer l’Irminsul original se dressant majestueusement entouré du soleil et de la lune. Ce soleil et cette lune se trouvent d’ailleurs reproduits dans la scène chrétienne, mais ici au lieu d’être représentés de manière glorieuse et victorieuse, ils sont figurés de manière triste en train de pleurer la mort du nazaréen. Le fossé entre symbolisme païen et chrétien est encore une fois clair et net, la gloire de la victoire solaire se transforme et se pervertit en souffrance pour racheter les fautes d’un péché originel commis par un couple sémitique du nom d’Adam et Ève. 

 

La version officielle des chrétiens dit que toute la gravure fut réalisée à la même époque et par le même artiste. Mais lorsqu’on observe de plus près, on se rend compte que la partie inférieure ne peut pas être de la même époque. Archéologues et spécialistes s’accordent à dire qu’il est impossible que la partie inférieure et supérieure aient été faites au même moment. Il est évident que la partie inférieure est plus usée et d’un autre style, donc beaucoup plus ancienne que la partie représentant la descente de la croix. Selon Fuchs et ses fanatiques chrétiens, la partie inférieure représenterait Adam et Ève ayant vaincu le dragon païen. Cette remarque semble tout sauf appropriée car le dragon n’a aucune attitude de vaincu, et les personnages figurant soit disant Adam et Ève n’ont pas vraiment une attitude victorieuse. Dragon et personnages s’enroulent plutôt dans une position générant un entrelacs, symbole dont les racines païennes ne sont plus à démontrer. Tout tend à appuyer la thèse comme quoi cette partie inférieure serait une représentation mythologique bien antérieure à la conquête chrétienne. Certains ont même pensé à Niddhöggr, le dragon qui ronge les racines de l’arbre cosmique. Quant-au couple, il pourrait être une représentation du couple-ancêtre des Herminones, les lointains ancêtres des Saxons. Étant donné que la partie inférieure se situe sous terre, il est logique d’y trouver un dragon, animal mythique à la gloire des forces chtoniennes.

 

Nous pouvons ainsi constater encore une fois que tout indique que les Externsteine furent un endroit sacré des Saxons païens avant que celui-ci ne soit détruit puis récupéré par les folies inquisitoires des chrétiens. Mais notre enquête sur les Externsteine ne s’arrête pas ici, car ces pierres ont encore plus d’un mystère à dévoiler, nous donnant la possibilité d’entrevoir ce qui s’est vraiment passé en ces lieux et quelle en était la nature même.

 

Hathuwolf Harson

 

Source :

  • "Die Externsteine im Teutoburger Wald", Gerhard Tiggelkamp

 

Lien :

  • Le Dieu Tuisto, les origines cosmogoniques et ethniques des Germains :https://www.facebook.com/pages/Symboles-païens-et-inscriptions-runiques/230064080465741

 

Mardi 27 Mars 2018

 


Petrus ou Wodan ?

Non loin de l'entrée de la grotte se trouve une figure assez effacée qui fut un ancien relief. Sur la photo on peut l'observer à gauche et au centre. La version officielle veut que ce soit une représentation de St-Pierre. Les attributs que porte le personnage tendraient à le confirmer, car ce sont les attributs habituels de ce saint chrétien: une clé et une épée. 

 

Bien, jusque là tout semblerait donner raison aux chrétiens, mais lorsqu'on y regarde de plus près, les données changent complètement. Premièrement, les archéologues comme le professeur Andree ont reconnu deux faits importants: la représentation fut détruite à une époque très ancienne qui doit remonter à la première période de la christianisation; et de plus les attributs sont un rajout postérieur. Alors la question se pose logiquement: pourquoi les chrétiens auraient-ils détruit une figure chrétienne pour la remodeler par la suite? Ça ne tient pas debout. Par contre, il semblerait très logique que cette représentation ait été anciennement une figure païenne que les chrétiens auraient détruit pour en faire plus tard un saint chrétien. 

 

Un autre élément révélateur se trouve sur la tempe du personnage. Là aussi les archéologues ont pu constater que quelque chose avait été détruit qu'on avait ensuite tenté de recouvrir avec du mortier. Ce quelque chose devait très certainement être un détail qui démontre qu'il s'agissait d'une représentation païenne et non chrétienne. Ce qui dérange doit tout simplement être éliminé... Or, certains spécialistes pensent qu'il devait s'agir d'un détail de coiffure, ce qui est connu par les historiens comme le "Suebenknoten", le noeud suève. Ce genre de coiffure était typique de certaines tribus germaniques qui rassemblaient leur chevelure sur le côté en formant un noeud très spécial. Sur la photo on peut voir en noir et blanc la reperésentation d'un Germain coiffé de cette manière. Ceci nous mène à la conclusion que si ce "St-Pierre" portait un noeud suève, il est tout simplement impossible que cette figure soit St-Pierre ou une quelconque autre figuration chrétienne. Nous serions plutôt en présence d'un Germain d'époque païenne.

 

Au-dessus de l'ombre qui devait former sa barbe, les spécialistes ont également noté qu'un oeil est nettement plus marqué que l'autre. L'un est marqué de manière très profonde, alors que l'autre est presque inexistant. Ce genre de figuration se retrouve habituellement pour représenter quelqu'un de borgne. St-Pierre n'est pas connu pour avoir été borgne. Par contre, il est une figure mythologique de la tradition germano-nordique qui elle oui est borgne: il s'agit du Dieu Wodan-Odinn, Dieu qui a des connections certaines avec l'Irminsul des Germains tout comme avec l'Yggdrasil des Scandinaves.

 

Sans pouvoir donc l'affirmer avec certitude, on peut quand-même supposer que cette représentation connue comme St-Pierre soit tout sauf un St-Pierre...

 

Hathuwolf Harson

 

Source :

  • "Die Externsteine im Teutoburger Wald", Gerhard Tiggelkamp

 

Mardi 27 Mars 2018


La Plateforme, un Socle Ancien...

Au sommet d'un des rochers des Externsteine se trouve une plateforme que l'on peut distinguer à gauche sur la photo. Cette plateforme a laissé des indices très clairs d'un travail architectural que l'on peut encore reconnaître aux quelques marches qui y mènent. Cette espace selon l'avis de plusieurs spécialistes comme Andree ou Tiggerkamp, était de toute évidence le socle d'une construction bien précise. D'autres indices démontrent également qu'une partie de la structure du socle a été détruite, ce qui laisse évidemment supposer que sur ce socle se trouvait une structure qui fut quant-à elle complètement détruite. Il semblerait que cette destruction ait pu se produire avant l'an 1000, ce qui nous renvoie à la période des Francs de Charlemagne lorsqu'ils détruisirent tous les vestiges païens des Saxons au 8è siècle. Si l'on extrapole un peu, on peut donc très bien concevoir qu'au sommet de ce rocher se trouvait une représentation de l'Irminsul, l'arbre cosmique des Saxons. 

 

Hathuwolf Harson

 

Source :

  • "Die Externsteine im Teutoburger Wald", Gerhard Tiggelkamp

 

Mardi 27 Mars 2018


L'Observatoire Céleste...

Au sommet d’un des rochers se trouve une ancienne salle qu’on nomme l’observatoire céleste (die Sternwarte ou le Sacellum). On y accède en montant un escalier vertigineux par le rocher voisin puis par un pont entre les deux sommets. Cette salle n’est plus couverte car elle fut détruite durant le moyen-âge. Là aussi on peut très fortement supposer que cette destruction fut l’oeuvre des “gentils” chrétiens. Pourquoi on appelle cette ancienne salle “observatoire céleste”? La réponse est plutôt simple car dans un des rochers faisant office de mur externe, un trou a été creusé il y a très longtemps. Ce trou a un diamètre de 35 centimètres. Et c’est par ce trou que jadis on observait le phénomène céleste du solstice d’été. C’est à ce moment sacré de l’année qu’un rayon de soleil passait par l’orifice du mur pour venir toucher un point bien précis de la dalle qui se trouve en face. De plus, l’autel situé juste sous le trou possède un trou qui permettait de fixer un bois ou un quelconque instrument permettant de capter l’ombre générée par le rayon solaire.

 

Il est donc clair et évident que cette salle avait une fonction magico-religieuse remontant à la tradition païenne des anciens Germains. Car sinon, pourquoi les chrétiens se seraient-ils acharnés à détruire cette salle?... Mais, les chrétiens culottés comme d’habitude, ont osé dire que cette salle était à l’origine une chapelle chrétienne et qu’à aucun moment elle ne fut païenne. Il faudra qu’ils nous expliquent alors pourquoi cette salle fut détruite lors de la christianisation du site. On ne peut que constater encore une fois la mauvaise fois caractéristique des chrétiens. En plus de l’aspect religieux et rituel, l’observatoire devait avoir aussi une fonction plus concrète qui est celle de la mesure du temps et des cycles annuels. Dans une société agricole ce genre de mesure du temps était un point fondamental. 

 

Sur une des parois rocheuses du Sacellum, celle qui possède une fenêtre, se trouve une sculpture d’un visage que l’on peut voir sur la photo à droite. Ce visage est tourné vers l’intérieur de la salle, et tout semble indiquer qu’il devait représenter un Dieu. Par contre aucun élément ne permet de définir avec certitude de quel Dieu il pouvait s’agir… Tiwaz? Wodan? Fricco? On ne peut faire que des suppositions. Personnellement je pencherais pour Wodan. La bouche ouverte rappelle une des fonctions du Dieu comme maître de la parole. Et ici encore une fois les chrétiens prêtent à sourire lorsqu’ils argumentent à propos de cette figure en disant qu’il doit s’agir d’un moine chrétien… 

 

Hathuwolf Harson

 

Source :

  • "Die Externsteine im Teutoburger Wald", Gerhard Tiggelkamp

 

Samedi 7 Avril 2018


Le Mysthère des Silhouettes...

Les Externsteine, ces rochers qui furent objet de culte durant de nombreux siècles, comme nous l'avons vu dans les articles précédents (voir liens à la fin), présentent bien des mystères. L'un d'eux, et non le moindre, est celui des silhouettes qui aparaissent de manière plus ou moins claires lorsqu'on observe certaines roches. Certains spécialistes du site nient leur existence en expliquant que ces silhouettes sont dûes aux caprices de Dame Nature. D'autres spécialistes pensent que ces silhouettes ne sont pas le fruit du hasard, et qu'elles furent taillées dans la roche durant les premières phases du culte aux Externsteine. Sur la photo, on peut observer certaines de ces silhouettes.

 

À gauche en haut sur la photo, on peut voir sur un des sommets, une formation rocheuse composée d'une roche horizontale et d'une autre plus petite qui semble être en équilibre sur la gauche. Cette roche est nommée le "Wackelstein", la pierre branlante. Au-dessus figure un croquis qui représente ce qu'aurait pu être la sculpture à l'origine. Il s'agirait d'un écureuil, mais pas de n'importe quel écureuil vu que certains l'interprètent comme étant Ratatöskr, l'écureuil mythique de la tradition germano-nordique. Cet animal est lié au mythe de l'arbre cosmique Irminsul / Yggdrasil. Il parcourt l'axe du monde de haut en bas et de bas en haut. Il est l'élément vital qui génère la connection entre ciel et terre, entre forces ouraniennes et chtoniennes. 

 

À droite sur le haut de la photo se trouve la silhouette que les chrétiens se sont empressés de nommer le christ. Il est vrai que la ressemblance avec le nazaréen crucifié est au premier abord assez frappante. Mais quelques investigations ont pu démontré que cette figure, si elle est bien réelle, a dû être élaborée à une époque bien antérieure à la christianisation du site. Même le trou qui se trouve sur le côté du personnage aurait une autre explication que la lance qui perça le flanc du crucifié. Si la silhouette est d'époque païenne, elle pourrait bien avoir représenté le Dieu Wodan / Odinn pendu à l'arbre du monde. Par les textes nordiques du moyen-âge, on sait que durant ce sacrifice le Dieu fut percé par une lance, ce qui expliquerait le trou de la silhouette. Certaines hypothèses ont voulu y voir Prométhée ou encore le Dieu Loki. Il semblerait quand-même que la version penchant pour le Dieu Wodan / Odinn soit la plus conséquente.

 

En bas à gauche sur la photo on peut observer une possible sculpture qui figurerait une biche. Cet animal serait dans ce contexte à mettre en relation avec un des quatre cerfs du mythe d'Yggdrasil dont les noms sont Dáinn, Dvalin, Duneyrr et Duraþrór. 

 

En bas à droite se trouve la silhouette qu'on nomme "Der Rufer" (celui qui appelle). Ce nom vient du fait que la silhouette qui représente une tête humaine de profil, a la bouche ouverte. Aucune explication sérieuse n'a pu être avancée pour ce visage. La bouche ouverte pourrait cependant être une indication pour le Dieu Wodan / Odinn, le maître de la parole. Mais ce n'est qu'une vague hypothèse bien-sûr car aucun élément de cette silhouette ne permet d'avancer une interpétation certaine. Alors que de forts doutes subsistent pour les autres silhouettes, celle du "Rufer" semble réunir plus d'opinons favorables. On pense que la main de l'homme est passée par là, et que ça n'a pas pu être un caprice de Dame Nature. 

 

Si ces silhouettes et leurs interprétaions sont exactes, on peut constater un dénominateur commun: toutes tournent autour du mythe de l'arbre du monde, chose qui semble assez logique si l'on se souvient de la présence de l'Irminsul aux Externsteine.

 

Hathuwolf Harson

 

Source :

  • "Die Externsteine im Teutoburger Wald", Gerhard Tiggelkamp

 

 

Samedi 7 Avril 2018


Le Dolmen...

 

Lorsqu’en 1928 Wilhelm Teudt écrivit son livre «Les lieux sacrés des Germains», il existait encore sur le site des Externsteine une énorme table en pierre (Steintisch). Cette table que l’on peut voir sur la photo d’époque, se trouvait devant l’entrée de la grotte, à l’endroit même où se situe la sculpture représentant l’Irminsul, l’arbre cosmique de la tradition païenne germanique. Cette photo est une des toutes dernières connues où l’on peut encore voir la table en pierre. Les fouilles du professeur Andree sous la direction de la SS-Ahnenerbe démontrèrent en 1934-35 que cet endroit même fut une tombe durant de longues périodes historiques qui vont du 8è siècle en remontant dans le temps. Il existe de fortes probabilités pour que cette tombe ait été utilisée depuis le néolithique, élément qui confirmerait son ancienneté. Une tombe du néolithique recouverte d’une énorme table de pierre, cela nous mène à une conclusion évidente confirmée par l’allure générale de la table : il s’agit bien-sûr d’un dolmen. Un autre indice démontrant son ancienneté se trouve dans les écrits chrétiens qui décrivent depuis le moyen-âge le site des Externsteine. Le dolmen n’est jamais mentionné comme ayant servi d’autel pour des messes chrétiennes, il est volontairement ignoré car il est gênant. Pourquoi gênant ? Tout simplement parce qu’un dolmen est une preuve supplémentaire que le site dans son ensemble était un lieu de culte païen. 

 

Les chrétiens qui se sont acharnés depuis le début à prétendre que le site n’aurait jamais été païen et seulement chrétien, avancent des fables qui ne tiennent bien-sûr pas la route à la lumière de l’étude détaillée du site que nous avons vu dans les articles antérieurs. Il suffit d’ailleurs d’un peu de bon sens pour se rendre compte que le site est sacré depuis des temps immémoriaux. Car comment nos lointains ancêtres du néolithique n’auraient-ils pas été impressionnés par ces immenses rochers se dressant dans un paysage vierge de toute formation similaire ? Pour celui qui connaît un peu les traditions magico-religieuses du néolithique, il paraît plus qu’évident qu’un site comme les Externsteine ne pouvait être vu que comme un lieu hautement sacré et symbolique. De plus ce ne serait pas la première fois qu’un site sacré du néolithique ait été repris par les traditions païennes postérieures de l’âge du bronze et du fer qui correspondent aux périodes germaniques. Les fouilles du professeur Andree ont aussi pu démontrer que la dernière couche de terre présentant des restes archéologiques, remonte au 8è siècle de notre ère. C’est aussi la période pendant laquelle ont dû se produire les premiers dommages causés au dolmen que l’on peut distinguer sur la photo. Cette période du 8è siècle nous renvoie justement à la violente christianisation des Saxons par les Francs qui après plusieurs décennies achevèrent la conversion forcée par de terribles massacres de milliers de païens saxons. 

 

Le dolmen des Externsteine comme de nombreux autres exemple à travers toute l’Europe païenne, n’a pas seulement servi durant le néolithique, mais aussi pendant les époques postérieures, celles qu’on peut qualifier de celtiques et germaniques. Ces dolmens jouaient selon toute probabilité également un rôle dans les cultes magico-religieux de l’âge du fer. Ce fait semble confirmé par le fait que le dolmen comportait une gravure dont l’origine germanique ne fait aucun doute. Cette gravure est celle qu’on peut voir sur la photo en haut à droite. Ce symbole nommé «trichom» par certains historiens, n’est autre qu’un triskel, une roue solaire à 3 branches, un symbole dont l’origine païenne ne fait aucun doute. Cet aspect païen est largement confirmé par les autres symboles qui s’y trouvent gravés : des runes germaniques. Ces runes au nombre de trois correspondent à Ingwaz, Thurisaz, et Laukaz. L’ensemble de ce symbole, triskel et runes, fut d’ailleurs détruit au début du 20è siècle et on ne saura jamais par qui. Mais l’intention paraît ici aussi assez claire : un symbole païen prouvant que tout le site possède bel et bien une origine païenne, ne pouvait que gêner les tenants de la version chrétienne officielle. À qui profite le crime?... Malheureusement pour eux, et heureusement pour les païens, avant que ce symbole soit détruit et perdu à tout jamais, un moule en plâtre avait été fait de cette gravure. Ce moule fut exposé durant de nombreuses années dans un petit musée de la région, le Heimatmuseum de Horn. Le croquis de la photo correspond d’ailleurs à ce moule en plâtre. Puis un jour, ce petit musée régional ferma ses portes, et toutes ses pièces archéologiques furent transférées au musée de Detmold. Mais, fait étrange, le moule du triskel ne fut jamais exposé dans sa nouvelle demeure, et il semblerait qu’il ait été volontairement égaré dans les caves de ce nouveau musée. L’explication de ceci prend cette fois-ci des tournures politiques : le régime NS des années 30 avait largement encouragé les recherches historiques qui soutenaient l’origine païenne du site. Dans la période de l’après-guerre en Allemagne, il a régné (et règne encore de nos jours) une véritable paranoïa lorsqu’on traite des sujets qui ont un lien direct ou indirect avec le régime NS, ce qui a causé que de très nombreuses pièces archéologiques gênantes ont tout simplement disparues… Notre triskel des Externsteine fait hélas partie de ce lot… 

 

Il nous faut revenir en arrière, car le dolmen dans son ensemble n’a pas disparu du site durant ou après la 2è guerre mondiale, mais bien avant. Lorsqu’en 1934 commencèrent les fouilles archéologiques, le dolmen avait déjà disparu. Le dolmen fut donc détruit dans une période comprise entre 1928 et 1934, les photos d’époque en témoignent. Tout ce qu’il reste du dolmen est la table qui formait la partie horizontale du monument. Cette dernière fut mise en terre et on peut encore en voir la partie supérieure qui dépasse du sol. C’est ce que montre la photo en haut à gauche. Cette dalle est hélas le seul vestige du dolmen. Sur la photo on peut également constater que sur cette dalle se trouvent trois points. Les auteurs de cette destruction se sont acharnés pour profaner le dolmen dans ses moindres détails, car ces trois points correspondent à 3 cupules qui se situaient sur cette partie supérieure. On a tenté donc d’effacer toute trace des cupules en les remplissant de ciment. Malheureusement pour les profanateurs, ils n’ont rien effacé du tout, étant donné que ce ciment en changeant de couleur avec le temps, a mis en évidence les cupules au lieu de les détruire. La question qui se pose ici est de savoir quelle pouvait être la fonction des 3 cupules. Plusieurs réponses sont possibles, mais la plus probable est celle qui les met en relation avec les cycles saisonniers liés à la lune ou aux phases solaires annuelles. Rappelons à ce stade que de nombreuses tribus germaniques ne connaissaient que 3 saisons : printemps-été-hiver. Ces 3 cupules pouvaient donc très bien être des marques qui servaient à déterminer le positionnement des astres (soleil, lune, ou étoiles) afin de déterminer le rythme des saisons. Cet aspect lié au rythme astronomique rejoint d’ailleurs très bien les fonctions similaires de l’observatoire se trouvant au sommet du rocher tout proche. Sinon, les cupules servaient aussi pour des offrandes du type «libations». Dans tous les cas de figure, nous sommes en présence d’éléments qui nous indiquent une fonction intimement liée au symbolisme des traditions païennes. La dernière question qui peut être soulevée à ce stade de l’enquête, est de savoir pourquoi ce dolmen a été détruit au début du 20è siècle, si longtemps après la christianisation du moyen-âge. Premièrement, il y eut une première destruction partielle au moyen-âge, mais elle ne fut pas totale, car il semblerait que la politique inquisitoire des chrétiens d’alors n’avait pas jugé utile de tout faire disparaître vu que le site ne devait à ce moment plus représenter un danger pour la religion du crucifié. Le dolmen demeura donc ainsi jusqu’au début du 20è siècle. La fin du 19è siècle et le début du 20è marquent justement un tournant dans l’histoire religieuse d’Allemagne, car c’est une période où le christianisme (qu’il soit catholique ou protestant) perd de sa force et de sa crédibilité. C’est l’époque où s’étendent fortement les idées du pangermanisme qui véhiculent avec elles un très grand intérêt pour les origines païennes des ancêtres germains. Une véritable passion s’empare alors de nombreuses élites du pays qui voient dans les traditions polythéistes les véritables origines religieuses de la nation. C’est l’époque qui donnera le jour à des figures incontournables comme Richard Wagner ou encore Guido Von List. Dans cette ambiance de revalorisation des traditions païennes, les chrétiens et leurs gourous étaient bien-sûr très inquiets, et leurs réactions furent souvent très passionnelles. C’est dans ce contexte qu’on peut très bien s’imaginer que fut ordonnée la destruction du dolmen des Externsteine afin que l’adversaire païen ne puisse pas apporter la preuve définitive que l’ensemble du site n’a aucune origine chrétienne. 

 

Vidéo présentant les Externsteine comme si on y était : 

 

 

 

 

Hathuwolf Harson

 

Source :

  • "Die Externsteine im Teutoburger Wald", Gerhard Tiggelkamp

 

 

 

Samedi 7 Avril 2018