Paganisme... Social, National et Impérial...

Dans le monde néo-païen, trop souvent encore, on peut lire des niaiseries du style «les fachos» (les identitaires) nous volent nos symboles et «salissent» le paganisme. Certaines branches de l’Asatrú sont devenues des spécialistes en la question. Ils osent dire que n’importe qui peut se «convertir» au paganisme germano-nordique, que par exemple un Africain peut rallier la «foi» nordique. Or rien n’est plus faux ! Le paganisme est un héritage ethnoculturel, et non le choix capricieux d’un individu. De plus, la notion de «foi» est d’origine judéo-chrétienne et non païenne, car la foi implique «croire de manière soumise», et ça, c’est un type de religiosité inconnu de nos ancêtres païens. 

 

Tel que nous avons pu le démontrer à maintes reprises, les traditions païennes furent toujours identitaires, que ce soit au niveau du social, du clan, de la nation, ou de l’empire. La haine qu’éprouvent de nos jours les rouges et autres pseudo-humanitaires du système pour tout ce qui est identitaire, est révélatrice d’une mode qui sévit depuis la fin de la 2è guerre mondiale, mais qui n’a rien à voir avec la véritable nature des traditions païennes historiques. Les clans celtes ou germains du passé ont su mettre en valeur toute leur sensibilité identitaire lorsqu’il s’agissait d’unir ces clans contre un ennemi commun. Au-delà de leurs différences de clan, ils ont su s’unir sur la base de leur ethnie commune, de leur langue commune, de leur culture commune, de leur religion commune, et de leur origine commune. Vercingétorix chez les Gaulois, Viriato chez les Celtibères, et Armin chez les Germains sont les exemples historiques les plus connus. Ces unions de clan sont bien la preuve qu’il a toujours existé une conscience d’une identité commune, chose que l’on peut sans hésiter qualifier de «nation». Les Amérindiens sont une autre preuve de cette même conscience identitaire lorsque ils se nommaient eux-mêmes «nation» pour désigner l’union des différents clans. C’est ainsi que pour les Amérindiens, on peut parler de nation cheyenne, nation sioux, nation cherokee, etc… Cet exemple amérindien est particulièrement intéressant car il est la preuve que chez les Païens du monde entier, l’idée de nation repose sur l’ethnie, et non sur un pays comme on l’entend de nos jours. Il en va de même pour les Païens européens, car ils se reconnaissaient entre eux sur le fondement ethnoculturel. Les discours modernes de nos politiciens contre le communautarsime auraient été complètement rejetés par nos ancêtres, car tout reposait sur la communauté de sang, qui est pour les Païens, le plus précieux héritage, une flamme qui se transmet de génération en génération. Il suffit de se souvenir des textes anciens, qu’ils soient germano-nordiques ou gréco-romains, où lorsqu’une personne se présente, elle le fait toujours en citant sa lignée de sang sur plusieurs générations. Sans détour, nous pouvons donc affirmer que le paganisme est nationaliste, un nationalisme lié par l’héritage ethnoculturel et non par un pays quelconque. Un clan des Goths par exemple se sentait toujours gothique, qu’il ait vécu dans le Nord de l’Europe ou dans le Sud méditerranéen. Sa situation géographique du moment n’y changeait rien, car une identité commune restera toujours la même où qu’elle se trouve sur terre. 

 

Les exemples romain, perse, ou hittite quant-à eux, nous démontrent parfaitement que le paganisme était complètement compatible avec la notion d’empire. Nombreux sont les grands empires historiques qui furent polythéistes. Ceux qui osent prétendre que le paganisme ne peut pas être impérial devraient vite ouvrir un livre d’histoire afin de rafraîchir leur mémoire embrumée par trop de bêtises issues de propagandes anti-identitaires. Les rouges de tous bords se font forts de propager les pires attaques contre ce que réellement fut la religiosité païenne. Et puisqu’on parle de rouges, rappelons d’ailleurs au passage que le communisme et l’anarchisme sont des idéologies totalement incompatibles avec le paganisme. Le communisme bolchevique est une idéologie universaliste qui rejette toute forme de religion, ce qui fait donc que la religiosité d’un païen n’y est pas tolérée. De plus, la notion de «lutte des classes» proférée par le communisme est étrangère au paganisme qui se basait sur l’union et l’harmonie des classes sociales, et non sur la lutte entre elles. L’anarchisme, dont le grand leitmotiv est «Ni dieu, ni maître !», est tout simplement aux antipodes des traditions païennes qui ont toujours été respectueuses de leurs maîtres et de leurs Dieux. Les sociétés païennes avaient une structure sociale basée sur un chef, une élite, une noblesse guerrière, des artisans, des paysans, et des esclaves. Toute utopie du type «anarchie» n’a donc pas du tout sa place dans le paganisme. 

 

Ainsi, nous pouvons clamer encore une fois haut et fort, que les traditions païennes sont identitaires, le tout dans le plus grand respect des héritages ethnoculturels. 

 

Hathuwolf Harson

 

Samedi 14 Juillet 2018