Paganisme et Tolérance...

Fables bisounourssiennes et réalités historiques…

Certains auront peut-être remarqué que l’image que j’ai posté il y a quelques jours (“Ils ne fuient pas la guerre, ils viennent la faire chez nous”), a été supprimée par FB, ceci suite à plusieurs plaintes de bisounours. Ces derniers, qui veulent se présenter comme les champions de la tolérance, m’ont injurié, m’ont menacé, bref ils m’ont dit de tout sauf des mots tendres. Ça m’a bien-sûr fait ni chaud ni froid, de plus ça m’a surtout permis d’éjecter une bonne trentaine de ces bisounours, ce qui pour la page est une bonne chose :D. Ça m’a toujours fait sourire ce genre de situation car ceux qui parlent à tort et à travers de tolérance, sont ceux qui la pratiquent le moins. Ils sont comme les curés…”faites ce que je dis, mais pas ce que je fais”…

 

Je voudrais d’ailleurs remercier ces bisounours, car ça me donne l’occasion d’éclaircir un point important par rapport à leur sainte tolérance. La tolérance est certes une bonne chose, mais c’est comme tout, elle a ses limites, surtout lorsque cette tolérance est systématiquement appliquée à l’étranger mais point aux siens.

 

De nos jours il est courant de penser et de dire que le paganisme est par nature tolérant. Là réside une énorme confusion. Le paganisme était connu historiquement parlant pour sa tolérance au niveau RELIGIEUX, mais c’est tout, point-barre. Car en effet, un Dieu de plus ou de moins n’était pas un problème pour nos ancêtres païens. Il était même parfois coutume d’intégrer une Divinité d’un peuple vaincu à son propre panthéon. Ce fut le cas par exemple avec la Déesse gauloise Épona qui fut intégrée au panthéon romain. Les Indo-Européens aussi intégrèrent à leur sytème trifonctionnel des Divinités issues des peuples antérieurs du néolithique ancien. Cette tolérance religieuse différencie les païens des monothéistes qui ne connaissent pas de tolérance religieuse étant donné que leur foi se base sur un seul dieu et une seule vérité. C’est cette même tolérance religieuse des païens qui fait dire de manière largement exagérée de nos jours que le paganisme aurait été tolérant en tout… mais c’est une erreur.

 

En dehors de la question religieuse, les païens n’étaient pas plus ou moins tolérants que d’autres. Lorsqu’il s’agissait de conquérir une nouvelle terre ou de se défendre, ce sont les Dieux de la guerre qui parlaient. Les guerres menées par les païens étaient tout aussi sanglantes que celles des autres. Elles étaient quand même moins hypocrites que les guerres menées par les monothéistes, car la franchise était de mise, on ne faisait pas de guerre au nom d’un imaginaire dieu d’amour ou pour convertir les autres à la “bonne parole”. Les païens, lorsqu’ils partaient en guerre le faisaient au nom de la guerre et de la victoire. Quant au reproche habituel fait par les bisounours, celui qu’ils font lorsqu’ils nous traitent de “fachos”, en clamant haut et fort qu’un facho ne peut pas être païen, ça me fait toujours rire, car j’aimerais leurs offrir un voyage dans le temps et les inviter auprès de païens comme Xénophon ou César, et ils pourraient constater par eux-mêmes que fascisme et paganisme ont été et sont complètement compatibles. Un grand auteur païen et fasciste du XXè siècle que fut Julius Evola démontre une fois de plus cette réalité. Le nationalisme exacerbé de plus d’un druide leurs aurait également montré cette compatibilité. La grande partie des druides étaient connus pour leur nationalisme et leur nette tendance à se méfier grandement de tout ce qui est étranger. La défense du clan et de ses traditions passaient avant tout. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que les Romains avaient entrepris l’extermination des druides car ils avaient constaté à quel point les druides encourageaient les guerres contre l’envahisseur. Les druides étaient intransigeants, ils refusaient ces étrangers et leur pax romana, jusqu’au bout ils incitèrent leurs clans à la guerre sans merci et sans concessions. Ce n’est qu’une fois ces druides vaincus, que les Romains purent entreprendre véritablement la romanisation de la société celtique. Quant à l’Althing de la tradition germano-nordique, souvent présenté comme un des premiers parlements démocratiques d’Europe, il est bon de rappeler que ces Althings étaient réservés exclusivement à l’élite et certainement pas au commun des mortels. Idem pour la démocratie grecque ou la république romaine. Le régime politique de Sparte est lui aussi une preuve historique de certaines compatibilités évidentes entre tradition païenne et système autoritaire que l’on pourrait qualifier de fascisme avant l’heure. 

 

À ce stade, une mise au point est grandement nécessaire. Je ne suis pas en train de dire qu’un païen doive être fasciste, pas du tout, je suis tout simplement en train de dire qu’un fasciste peut lui aussi être païen. Nuance importante !... Car des païens, il peut y en avoir de toutes les tendances politiques. Mettez-vous ça bien dans la tête les bisounours, un païen est un être comme tout le monde, il peut avoir les opinions politiques qu’il veut. Le païen est libre au niveau des idées. Les bisounours qui prétendent le contraire sont des abrutis qui se sont fait une image très moderne et très fausse du paganisme. Leur tolérance de neuneu du 21è siècle serait un bon sujet de raillerie pour des Vikings habitués à attaquer des monastères en massacrant les moines qui s’y trouvent. Ces mêmes Vikings seraient morts de rire, les neuneus quant à eux seraient tout simplement morts d’un bon coup de hache dans la tête. 

 

Voilà, je referme cette parenthèse, avec l’espoir que les champions de la tolérance se montrent un peu plus tolérants envers ceux qu’ils traitent de fachos, des personnes qui souvent ne sont même pas fascistes, mais qui tout simplement défendent des valeurs identitaires, des valeurs de respect et d’amour pour nos racines ethnoculturelles. Cet amour pour les siens, qui n’implique pas la haine des autres, est légitime, et personne n’est en droit de nous interdire d’aimer ce que nous sommes et ce qui a fait ce que nous sommes aujourd’hui. En tant qu’Européens, nous avons le droit et le devoir d’honorer nos héritages celte, germain, nordique, ibère, basque, latin, grec, slave, ou bien balte. Et en tant que païens, comment pourrait-il en être autrement ? Le culte aux ancêtres est fondamental et incontournable dans toutes les traditions païennes, et ceci depuis la plus haute préhistoire. Je n’oblige aucun païen à croire en ces valeurs historiques des traditions païennes, libre à chacun de choisir sa voie bien-sûr, mais s’il vous plait les bisounours, ne nous insultez pas ou arrêtez de jouer les vierges effarouchées, tout ça parce que vous avez du mal à accepter qu’on puisse ressentir et penser différemment de vous. 

 

Hathuwolf Harson

 

Vendredi 13 Juillet 2018