Les Mystères autour du Mur Païen...

Ci-joint un article très intéressant de notre lectrice assidue BrunStein Nessie, un grand merci à elle ;-)

 

Le mystère du mur païen...

 

Dans la forêt alsacienne se cache bon nombre de vestiges intrigants, celui qui entoure le Mont saint Odile en cache un bien particulier.

Culminant à 764 mètres, le mont Sainte-Odile domine la plaine d’Alsace, par beau temps la vue s'étend ainsi jusqu'à l'Allemagne.

S’étalant sur plus de dix kilomètres, un étrange mur de pierres grossièrement taillées ceint l’ensemble de la montagne.

Éventré en plusieurs points, couvert de mousses et de lichens, c'est un lieu magique , le soleil qui traverse les grand sapins, le chant des oiseaux, les bruits de la fôret...tout y est envoûtant.

Un lieu propice à la réflexion, à la méditation, une énergie très positive s'en dégage por ceux qui prennent le temps de s'y arrêter. 

Le Mur païen, baptisé ainsi car sa construction remonte à l’époque pré-chrétienne – donc païenne – est aujourd’hui considéré comme le plus grand monument mégalithique d’Europe. Comprenant environ 300.000 blocs dits cyclopéens (un terme qui désigne des pierres non équarries de grandes tailles), il mesure près de deux mètres de large. Si sa hauteur moyenne ne dépasse que rarement le mètre, certains tronçons, surélevés au Moyen-Age, en atteignent quasiment trois. 

Bienvenue a Altitona (montagne haute) où nos ancêtres Celtes , Alamans et Romains ont foulé de leurs pieds cette montagne. 

Fermez les yeux et laissez moi vous emmener dans cet endroit magique.

 

Son Histoire 

 

Les origines du mur païen sont longtemps restées obscures et controversées, tenant plus des contes et légendes que de faits historiques incontestables.

A l'heure actuelle, ni sa fonction ni son origine ne sont connues.

Même si bon nombre de fouilles ont été effectuées, elles n'ont pas permis de dévoiler son mystère. Les dernières en dates ont permis de le dater non plus du II eme siècle av J-C, voire d'une époque beaucoup plus ancienne (âge du bronze), mais beaucoup plus tardivement du VII ème siècle .

En 2001, une étude portant sur des tenons en chêne retrouvés sur le mur, leur a donné pour date la fin du VII ème siècle, cela ne signifie pas cependant que le mur ait été entièrement construit à cette époque, comme le témoignent les découvertes de plusieurs fouilles. Le site aurait été occupé depuis le Néolithique. Des silex et haches en pierre polie ont permis de dater une lointaine occupation des lieux vers 4000 ans av. JC.

Un mobilier abondant datant de l'âge du bronze a également été exhumé et atteste d'une occupation assez importante à cette période, entre 1500 et 800 av. JC.

Par contre des objets de l'âge du fer (750 à 50 av. JC) sont beaucoup plus rares et semblent montrer qu'à cette époque le massif à été moins habité.

Une importante quantité de pièces romaines atteste par contre d'une intense activité sur le sommet. Il est à noter, selon certains archéologues, que les portes dites à couloir du mur (portes de Barr et de l'Elsberg) ont vraisemblablement été érigées durant l'époque romaine ainsi que certaines réfections de l'enceinte elle même (analyse de tenons de bois au carbone 14 et par dendrochronologie).

Une chronique ancienne du Mont rapporte l’existence d’un temple païen, elliptique, se dressant sur l’emplacement de l’actuelle cour intérieure des bâtiments monastiques.

Une gravure du XVIIème siècle atteste l’existence, jadis, d’une chapelle ronde portée par six colonnes de pierre qui aurait très bien pu être les vestiges d’un temple païen, lui-ême entouré de cromlechs.

Le mur a été classé au titre des monuments historiques par la liste des monuments historiques de 1840 et «site archéologique d’intérêt national» en 1987 . 

La qualité de conservation du mur est assez variable. Il a en effet servi de carrière au Moyen Âge et a subi en outre diverses dégradations, outrages et vandalismes, notamment des fouilles archéologiques non autorisées.

 

L'utilité du mur , deux hypothèses s'opposent...

 

Enceinte défensive

Historiens et archéologues s’accordent sur son caractère exceptionnel, mais les avis divergent sur la vocation du Mur païen (Heidemür en alsacien). 

«On est dans l’inconnu, car on a pas trouvé suffisamment de vestiges pour dater cet ouvrage», explique Guy Trendel, co-auteur du Mont Sainte-Odile étrange et sacré (éd. Coprur). «Il semble néanmoins que cette hypothèse soit la plus probable». Selon lui, le Mur païen aurait été construit par les Médiomatriques, une tribu celte qui a occupé cette région de la Gaule à partir du IIIe siècle av. J. C. «Ils voulaient renforcer leurs positions face à la menace que représentaient les Belges», explique Guy Trendel. «Ces derniers avaient profité de la grande campagne militaire menée par les Médiomatriques en Macédoine pour agrandir leur territoire». Plusieurs indices vont effectivement dans le sens de cette théorie. «On retrouve la technique des queues d’aronde (un procédé qui permet de relier deux pierres grâce à un tenon en bois, ndlr) dans la construction du mur. Or celle-ci est similaire à celle qui était utilisée en Grèce à la même époque». 

Le Mur païen aurait donc eu une vocation militaire et dissuasive.

 

Proche du ciel

Un avis que ne partage pas Michel Vogt, auteur de L’enceinte mystérieuse du mont Sainte-Odile. «Le Mur païen est beaucoup plus ancien», assure-t-il. «Je pense que sa construction remonte à 3.000 ou 4.000 av. J. C.». 

Selon lui, la vocation de cette imposante enceinte aurait été purement culturelle. «Il ne défend rien, il ne verrouille aucun passage stratégique, il ne dispose pas de point d’eau et il est allègrement franchissable».

La défense du monument aurait en effet nécessité la mobilisation de plusieurs centaines d’hommes dont la présence éventuelle n’a pour l’instant été confirmée par aucune découverte archéologique.

Pour Michel Vogt, il ne fait aucun doute que le site a été aménagé sur l’ordre d’un «chef ou d’une caste religieuse qui aurait jeté son dévolu sur ce lieu».

Il aurait été destiné à accueillir certaines fêtes ponctuelles. «Les populations du Néolithique célébraient les solstices et les équinoxes», développe-t-il. «Cette montagne était un endroit idéal pour se rapprocher du ciel et des Dieux». Après la disparition de ses commanditaires, le site aurait été abandonné, puis oublié.

 

BrunStein Nessie

 

Hathuwolf Harson

 

Sources :

  • Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_païen_du_mont_Sainte-Odile
  • Philippe peter : https://philippepeter.wordpress.com/2010/08/10/lenigme-du-mur-paien-du-mont-sainte-odile/
  • A la découverte du monde invisible : https://aladecouvertedumondedelinvisible.wordpress.com/category/lieux-mysterieux/
  • Mur Païen : http://mur-paien.fr/ensemble%20cadre%20nouveau.htm

 

Vendredi 13 Juillet 2018