La Chasse aux Sorcières en Allemagne...

Cahier de la SS nº10, 1936…

Nous avons vu les symboles païens du national-socialisme dans un article antérieur (voir lien à la fin), un article où il était exposé de manière très claire que tout n’est pas à rejeter en bloc. Car en effet, le régime nazi n’a pas dit que des choses horribles, loin de là. Il a aussi fait des études très intéressantes sur le paganisme germanique entre autres. Certes, plusieurs symboles ont été déformés par rapport à leur acceptation traditionnelle, mais on peut affirmer qu’au niveau des symboles, la plupart du temps, le sens originel fut respecté. Il faudrait donc arrêter de dire que le NS (nazisme) a pillé les symboles, car dans la majorité des cas, ce n’est pas vrai. C’est plutôt la très mauvaise image du NS après 1945 qui est venu assombrir les symboles utilisés par le régime NS, et non l’interprétation NS en soi. Diaboliser tout ce qui émane du NS, ou de quelque autre régime que ce soit, est une démarche monovisionnaire, relevant d’un inquisiteur, mais pas d’une personne en quête de savoir et qui cherche à comprendre l’histoire. Si l’on veut donc analyser l’histoire, il faut mettre de côté ces passions fanatiques. Ici, je n’ai pas besoin d’exposer les mauvais côtés du régime NS, car le système depuis 1945 s’en charge amplement, à tel point que l’on peut parler d’un véritable lavage de cerveau. Le problème, c’est justement que le système s’est acharné à diaboliser tout en bloc, occultant ce qui pourrait être intéressant et constructif. C’est toujours le vainqueur qui écrit l’histoire… Nous allons donc faire ici un peu le contre poids, afin de rétablir certaines vérités volontairement occultées par les inquisiteurs démocratico-bien-pensants. Il est temps de laisser aux gens le soin de distinguer par eux-mêmes ce qui est bien et ce qui est mal, nous n’avons pas besoin de l’inquisition médiatique pour nous dicter ce que nous devons penser, car nous sommes assez grands et intelligents pour penser et analyser par nous-mêmes. Un exemple : ce n’est pas parce que je suis intéressé par des études constructives du NS, que je cautionne les morts de personnes innocentes. 

 

Nous allons voir dans plusieurs articles quelques-uns de ces aspects positifs. Et que de mieux pour cela que de boire à la source… au lieu de lire des critiques pro ou anti NS, il est plus logique de lire ce que les nazis eux-mêmes ont écrit. Pour cela, nous allons utiliser les SS-Leithefte, les cahiers de la SS qui furent édités régulièrement jusqu’à la fin du régime. Ces écrits sont la plupart issus de membres de la SS-Ahnenerbe, «l’héritage des ancêtres», un organisme de la SS créé par Himmler lui-même en 1935 pour orienter les recherches historiques et scientifiques de l’époque. Ces cahiers de la SS ont abordé des sujets très divers comme l’histoire, la science, la raciologie, la sociologie, les traditions païennes, et certaines études ésotériques. Ce troisième article se penche sur la chasse aux sorcières en Allemagne. Il nous permettra de constater, que le NS savait aussi aborder des sujets très divers, et ceci SANS dénaturer quoique ce soit. Voici donc ce texte écrit en 1936 par le SS-Obersturmführer Dr. Walter Bohm. 

 

«L’église fut à l’origine d’un grand malheur en Allemagne, qui fut pire, bien pire que l’autodafé: la chasse aux sorcières. La doctrine péremptoire de l’église, la catholique comme la luthérienne, affirme que le diable existe. Il séduit l’homme et la femme pour pratiquer la luxure avec eux et ensuite leur confère en guise de remerciement la nature de sorcière pour les femmes et de sorcier pour les hommes. On ne doit pas sourire de telles stupidités. Des centaines de milliers de gens du meilleur sang, en particulier des femmes et des jeunes filles, périrent sur les bûchers pendant la Renaissance, et non pas sous le sombre moyen âge. St-Augustin, un Africain, et St-Thomas d’Aquin ont colporté la croyance aux sorcières pour les catholiques; pour les luthériens, ce fut Martin Luther, s’appuyant sur la bible. Voici ce qu’il prêcha à la chaire de l’église du château de Wittenberg: «On doit tuer les sorcières parce qu’elles causent des nuisances de toutes sortes. On ne doit pas seulement les tuer parce qu’elles sont nuisibles, mais d’abord parce qu’elles ont commerce avec le diable (relations sexuelles)».

 

De même que le concile, donc le nouveau pape, détient la vérité suprême aux yeux des catholiques, de même la bible l’a pour les luthériens. Ni le pape, ni Luther ne reconnaissent la liberté de croyance. La bible enseigne que la femme est inférieure, que son sein est insatiable (Proverbes 30, 15-16), qu’elle se commet avec le diable (Genèse 6, 1-7). (…)

L’inquisition conduisit les procès des sorcières. Le chevalet de torture extorqua n’importe quel aveu que des calotins lubriques mettaient dans la bouche des pauvres victimes. Le feu en était la conclusion. Dans les procès de sorcellerie, il était impossible d’obtenir le pardon commué en emmurement ou en peine de galères comme pour les hérétiques. Un corps qui s’était donné au diable devait brûler. Seule l’âme pouvait être sauvée. 

Les chasses aux sorcières débutèrent vers 1454 où, pour la première fois, on prétendit qu’il existait une secte de sorcières, donc de gens qui se trouvaient être les alliés du diable dans sa lutte contre les enseignements de l’église. Sprenger et Institor font apparition en Allemagne à titre d’inquisiteurs pontificaux pour supprimer ces hérétiques. En tous lieux ils se heurtent à une résistance, le peuple ne comprenant pas leurs allégations et suspicions, et les autorités laïques ne supportant pas qu’ils mènent ou seulement entament des procès. 

En 1484, ils se procurèrent auprès du pape Innocent VIII la bulle des sorcières connue aussi sous le nom de bulle Summis Desiderantes. La bulle affirme qu’il subsiste des sorciers dans certaines régions d’Allemagne, mais que le clergé et le pouvoir laïc firent des difficultés aux inquisiteurs. On prescrit aux inquisiteurs d’employer tous les moyens leur paraissant appropriés. (…) Un édit impérial de Maximilien 1er accorde toute validité à cette bulle face aux autorités laïques. 

En 1487, parait le «le marteau des sorcières» de Sprenger et Institor. (…) La même année eut lieu la première grande crémation de sorcières à Strasbourg où, déjà un siècle auparavant, les premiers bûchers d’hérétiques avaient vu le jour sous Conrad de Marbourg (80-100 victimes). Pour briser la résistance des gens de loi et des autorités laïques, Sprenger et Institor confièrent aux tribunaux locaux la conduite des procès de sorcières afin que les hommes de justice portent la responsabilité du procès. Comme toute la fortune des condamnés est saisie, les procès de sorcières représentent des sources de recettes inespérées pour les autorités locales, ce qui explique en grande partie leur ampleur. Des régions entières sont brûlées afin que tous les biens fonciers reviennent aux seigneurs des lieux! Le nombre des sorcières brûlées à Strasbourg en 1489 est de 89.

Mais Sprenger et Institor connurent leurs succès le plus éclatant lorsqu’ils répandirent cette croyance dans le peuple par leur «marteau des sorcières» et facilitèrent ainsi la chasse aux sorcières. Dès 1515, les bûchers brûlèrent tous les jours. Dans les 20 années qui suivirent, 5.000 personnes furent brûlées uniquement dans ce lieu. Les mêmes évènements se reproduisaient là où le «marteau des sorcières» commençait à faire son œuvre. Cette peste fit de terribles ravages! Le nombre des victimes à Strasbourg en dit déjà suffisamment long: 5.000 personnes en 20 ans. Il en alla de même dans les autres contrées ecclésiastiques. On ne mentionne aucun chiffre officiel pour la région de Trier (Trèves) mais la Gesta Trevisorum nous apprend par exemple qu’en 1588, il ne restait plus que 2 femmes dans deux localités parce que les autres avaient toutes été brûlées comme sorcières. Par «femmes» on doit considérer toutes les personnes de sexe féminin de plus de 8 ans. Pas une des personnes qui se trouvaient accusées n’échappait à la mort; les enfants des exécutés furent brûlés, les domaines annexés… Dans l’évêché princier de Breslau, plus de 1.000 personnes furent brûlées en 9 ans – parmi celles-ci, des enfants de 1 à 6 ans parce que leurs mères avaient avoué sur le chevalet de torture que leurs enfants avaient été engendrés par le diable. En 1539, uniquement à Zuchmantel, Freiwaldau, Niklasdorf, Ziegendals et Neiße furent brûlées effectivement 242 sorcières, et en 1551 la fondation religieuse de Zuchmantel possédait 8 bourreaux en activité. Dans le diocèse de Bamberg moururent de 1625 à 1630 – donc 100 ans après la Réforme – 600 personnes par le feu, en 1659, 1200. Le diocèse ne comptait alors que 100.000 habitants, donc en 1659, plus d’1% de la population fut victime de la croyance aux sorcières. Dans le diocèse de Würzburg le nombre s’éleva en 1616 à 99, en 1617 à 88, en 1623 à 90, de 1627 à 1629, pour la seule ville de Würzburg, à 157 sorcières brûlées.

 

Mais ce serait une erreur de croire que cette horreur n’aurait été commise que par les autorités catholiques. Les régions protestantes n’étaient pas épargnées. Sous les yeux de Luther s’installèrent des bûchers de sorcières à Wittenberg. Luther a donné une impulsion particulière à la chasse aux sorcières par son traitement de la question des sorcières, enseignant que c’est une juste loi que de les tuer. À Mecklenburg, en 1532, les chasses aux sorcières débutèrent par la crémation d’une femme et d’un homme supposés d’avoir pratiqués la magie pour contrecarrer l’extension de la Réforme! Il y eut une telle augmentation que d’après les historiens contemporains, des villages entiers furent dépeuplés parce que tous les habitants finirent au bûcher. Le couvent luthérien de Quedlinburg fait brûler environ 60 sorcières en 1570, 40 en 1574, 133 en 1589, et cela sur un nombre d’habitants d’environ 11.000 à 12.000 âmes. Donc ici aussi, en une année, plus d’1% de la population fut assassiné à cause de cette folie. De 1589 à 1613, le duc de Brunswick-Wolfenbüttel acquit une triste célébrité comme chasseur de sorcières. Finalement, les bûchers étaient si nombreux sur le lieu de supplice faisant face au bois de Löcheln que l’on croyait se trouver devant une forêt. D’ailleurs, les régions calvinistes réformées vivaient le même drame. Uniquement à Genève, entre 1512 et 1546 Calvin fit arrêter environ 900 personnes pour sorcellerie. Leur sort reste un mystère mais il ne fait aucun doute que la plupart furent brûlées. Mais le pire survint dans la région d’origine de la Réforme elle-même, en Saxe orientale. Le prince Electeur auguste participait aussi aux tortures. Il édicta une loi qui dépassait encore en démence ce qui existait déjà: peine de mort également pour des alliances diaboliques qui n’avaient nui à personne! En Saxe orientale vécut le plus «brillant» juge de sorcières, le célèbre juriste Carpzow qui, jusqu’à sa mort en 1666, a prononcé ou confirmé, de façon certifiée, environ 20.000 condamnations à mort.

 

Les bûchers de sorcières se généralisent jusqu’au XVIIIè siècle. Par la suite, ils ne diminuent pas parce que l’église ou ses prêtres et prédicateurs le demandent, mais parce que les maîtres absolus ne pouvaient plus à la longue admette que des hommes dont ils avaient besoin comme soldats, ou que les femmes et les jeunes filles qui les mettaient au monde fussent mis à mort. Le dernier bûcher officiel, par procès et malgré la protestation du gouvernement – 5 sorcières – eut lieu le 20 août 1877 à San Jacob au Mexique. (…)

De vastes régions d’Allemagne furent massacrées et dépeuplées du fait des bûchers.

Mais depuis toujours, l’église tient à sa vocation missionnaire qui produisit les croisades, à sa dictature religieuse d’où surgit l’inquisition, à sa croyance au diable et aux sorcières pour laquelle furent sacrifiés des millions de gens dans le monde entier jusqu’au XXè siècle inclus. 

SS-Ostuf. Dr. Walter Bohm

 

Hathuwolf Harson

 

Source :

  • Cahier de la SS nº10, 1936, in «L’ordre SS», Edwige Thibaut.

 

Lien :

  • Les symboles païens du national-socialisme=>https://www.facebook.com/230064080465741/photos/pb.230064080465741.-2207520000.1477622670./800749253397218/?type=3&theater

 

Samedi 14 Juillet 2018