Coutumes de Moisson...

Cahier de la SS nº5, 1942...

Nous avons vu les symboles païens du national-socialisme dans un article antérieur (voir lien à la fin), un article où il était exposé de manière très claire que tout n’est pas à rejeter en bloc. Car en effet, le régime nazi n’a pas dit que des choses horribles, loin de là. Il a aussi fait des études très intéressantes sur le paganisme germanique entre autres. Certes, plusieurs symboles ont été déformés par rapport à leur acceptation traditionnelle, mais on peut affirmer qu’au niveau des symboles, la plupart du temps, le sens originel fut respecté. Il faudrait donc arrêter de dire que le NS (nazisme) a pillé les symboles, car dans la majorité des cas, ce n’est pas vrai. C’est plutôt la très mauvaise image du NS après 1945 qui est venu assombrir les symboles utilisés par le régime NS, et non l’interprétation NS en soi. Diaboliser tout ce qui émane du NS, ou de quelque autre régime que ce soit, est une démarche monovisionnaire, relevant d’un inquisiteur, mais pas d’une personne en quête de savoir et qui cherche à comprendre l’histoire. Si l’on veut donc analyser l’histoire, il faut mettre de côté ces passions fanatiques. Ici, je n’ai pas besoin d’exposer les mauvais côtés du régime NS, car le système depuis 1945 s’en charge amplement, à tel point que l’on peut parler d’un véritable lavage de cerveau. Le problème, c’est justement que le système s’est acharné à diaboliser tout en bloc, occultant ce qui pourrait être intéressant et constructif. C’est toujours le vainqueur qui écrit l’histoire… Nous allons donc faire ici un peu le contre poids, afin de rétablir certaines vérités volontairement occultées par les inquisiteurs démocratico-bien-pensants. Il est temps de laisser aux gens le soin de distinguer par eux-mêmes ce qui est bien et ce qui est mal, nous n’avons pas besoin de l’inquisition médiatique pour nous dicter ce que nous devons penser, car nous sommes assez grands et intelligents pour penser et analyser par nous-mêmes. Un exemple : ce n’est pas parce que je suis intéressé par des études constructives du NS, que je cautionne les morts de personnes innocentes.

Nous allons voir dans plusieurs articles quelques-uns de ces aspects positifs. Et que de mieux pour cela que de boire à la source… au lieu de lire des critiques pro ou anti NS, il est plus logique de lire ce que les nazis eux-mêmes ont écrit. Pour cela, nous allons utiliser les SS-Leithefte, les cahiers de la SS qui furent édités régulièrement jusqu’à la fin du régime. Ces écrits sont la plupart issus de membres de la SS-Ahnenerbe, «l’héritage des ancêtres», un organisme de la SS créé par Himmler lui-même en 1935 pour orienter les recherches historiques et scientifiques de l’époque. Ces cahiers de la SS ont abordé des sujets très divers comme l’histoire, la science, la raciologie, la sociologie, les traditions païennes, et certaines études ésotériques. Ce quatrième article se penche sur les coutumes païennes liées à la moisson dans la tradition germano-nordique. Il nous permettra de constater une fois de plus, que le NS savait aussi aborder des sujets très divers, et ceci SANS dénaturer quoique ce soit. Voici donc ce texte écrit en 1942 par J. Kern.

 

«La fête de la moisson commence dans les fermes lorsqu’en automne le vent passe sur les chaumes frais et emporte des brins de paille dans les derniers champs de pomme de terre. Avec elle se clôt une année riche en labeur et la joie est grande, car le paysan a conscience, par son travail, de participer au grand cycle naturel de la vie et de la mort, de la croissance et de la récolte. 

 

Cette communion avec l’évènement naturel caractérise toutes les coutumes des fêtes et des travaux paysans. Ces traditions nous démontrent que le paysan est non seulement animé par le souci de se nourrir, grâce au bénéfice de son travail, mais qu’il est intimement lié à la terre qu’il travaille. Quand il couronne le champ lors de Pâques avec la branche de la vie et en fait le tour à cheval, il souhaite que la semence soit bonne. C’est pour cette raison que l’on met souvent dans le champ un arbuste décoré, un arbre de vie, et pour les mêmes raisons, on voyait briller autrefois des feux de Hegel apportant le bonheur sur les terres. 

Le paysan parle du blé en floraison, dit qu’il «wodelt» dans les champs, que le bouc ou le verrat passent dans les blés. Ces expressions curieuses ne reflétaient pas seulement l’image du champ de blé ondoyant dont les épis sont chassés par le vent, mais s’associaient aux forces divines dont dépend la fertilité du sol.

 

Le paysan commence avec faste la période des récoltes, le couronnement de son travail, avec le même sentiment de gratitude.

Les moissonneurs et les glaneuses sortent décorés de fleurs et on commence la récolte en récitant un dicton ou un chant. Le plus souvent le paysan du domaine coupe lui-même les premiers brins qu’il distribue ensuite à l’assistance. Parfois, c’est un enfant qui le fait aussi et qui donne le premier épi au paysan. Ces premiers brins sont souvent conservés et – comme les grains de la dernière gerbe – sont mélangés aux semences de l’année suivante car ils symbolisaient la fertilité de la terre. On nourrit aussi avec, le coq de la maison, ou les oiseaux, comme en Transylvanie. 

 

Le travail de récolte difficile qui commence représente toutefois une période joyeuse. Les moissonneurs et glaneuses échangent souvent leurs bandeaux et leurs fichus avant que la fauchaison ne commence et le soir, quand la première tâche du jour est faite, ont lieu en Mecklenburg et en Poméranie un festin solennel, la dégustation de la bière à la couronne et une danse. Le paysan, ou une autre connaissance, arrive à l’improviste dans le champ. Il est alors lié par surprise, en général de nos jours avec des rubans et des nœuds verts, à l’origine avec deux épis. Il n’est libéré que contre une rançon destinée aux moissonneurs. Cette coutume doit porter symboliquement chance, ce que traduisent plusieurs dictons prononcés par la moissonneuse-lieuse :

 

J’attache le bandeau d’épis

Le lien qui ne fait de honte à personne. 

Vous n’avez pas besoin de le porter longtemps,

Je n’ai pas non plus à vous dire de l’enlever.

Cependant, comme le veut la vieille coutume,

Écoutez d’abord le souhait que je fais :

Que le ciel vous accorde le bonheur et la joie

Tout au long de votre vie !

 

C’est la même pensée qui s’exprime dans le «Henseln» des jeunes mariés en Hesse, auxquels on attache un épi aux bras, ou dans la décoration des arbres fruitiers avec des épis, à Noël, afin qu’ils puissent porter de beaux fruits l’année suivante. 

 

Le travail des semaines de récolte suivantes ne laisse pas de place aux fêtes. Il n’y a que la coupe de la nuit en Carinthie, à laquelle un paysan surchargé de travail invite des moissonneurs et des glaneuses, qui s’achève aussi par un repas et des danses solennelles. Cette coutume carinthienne a trouvé son pendant plus sérieux en terre souabe et en Suisse dans la tradition des garçons de nuit qui, en cachette, viennent la nuit aider à la récolte lorsqu’un paysan a été victime d’un malheur ou qu’une veuve ne peut venir à bout de son travail. Cet exemple illustre particulièrement l’esprit communautaire du monde paysan.

 

Les coutumes s’enrichissent et se diversifient à la fin de la période de la récolte. Les épis tombant sur le dernier champ, on dit que le loup (ou le bouc, le verrat ou le coq) est acculé. Les gerbes sont enlevées avec ardeur et la moissonneuse-lieuse qui a achevé la dernière gerbe, est attachée à celle-ci comme fiancée du blé. Mis à part ces jeux amusants, dans d’autres régions règne une grande piété populaire lorsque, aujourd’hui encore, le moissonneur et la moissonneuse dansent autour de la dernière gerbe liée, particulièrement volumineuse, du bouc de moisson, du coq de moisson, des anciens ou du bonhomme de paille. Ils l’amènent ensuite à la ferme avec la dernière charretée de la récolte. 

 

La dernière gerbe est décorée, recouverte de vêtements. Un arbuste vert, un bâton orné de fleurs y est enfoncé. À sa place on met parfois un arbre décoré, un noyer en Westphalie, un petit sapin sur les bords de la Moselle. Dans plus d’une contrée, un bouquet d’épis peut aussi être confectionné en fin de récolte et placé dans le lieu sacré de la maison ou de la ferme. 

Souvent, on laisse la dernière gerbe dans le champ, parfois aussi les derniers blés qui n’ont pas été coupés, comme dans le pays de Schaumberg où un enfant y plante une baguette décorée de fleurs ou de rubans. Les moissonneurs dansent alors autour des blés en criant 9 fois Wold ou Wauld, ou ils attachent les blés en un bouquet et sautent par-dessus. Non seulement l’appel au Wode ou Wold démontre que cette coutume est une marque de respect et de reconnaissance des forces divines, mais les vers traditionnels démontrent également la même chose. (…)

Pour cette raison, on dit aussi que les derniers épis sont pour le cheval de Wode (Wotan / Óðin), pour Madame Gode ou Madame Holle, ou pour les petits oiseaux du Seigneur. Les fruits et les fleurs qui décorent la pièce de l’autel, ne sont également rien d’autre – actuellement repris par l’église – que des dons faits pour remercier le Seigneur. 

Mais le retour de la dernière charretée représente le point culminant et la clôture solennelle de la moisson: chevaux et charriots sont couverts de fleurs, les moissonneurs vont à la ferme en chantant où le paysan ou l’héritier du domaine les y attend. La paysanne asperge d’eau la charretée, par référence aux forces bénéfiques de l’eau de la vie. Au sommet de la charrette se trouve la couronne de la moisson fabriquée avec art, décorée de toutes les sortes de céréales. La guirlande ou la couronne que l’on remet au paysan exprime à nouveau le souhait de bonheur. (…)

 

Dans la ferme paysanne, le travail des semaines de récolte s’achève par une fête joyeuse, qui commence avec un copieux festin et la bière de la moisson, la bière de Wodel ou des anciens. Les compétitions et les jeux, les batailles de pots et de coqs, des courses, courses en sacs, la pêche en Basse-Allemagne, jeux hippiques comme la pique de Goliath silésienne ou la course de coqs dans le Waldeck alternent avec la danse de la moisson qui dure souvent jusqu’au matin. La fête célébrée dans une seule ferme s’est transformée en une fête de la communauté villageoise qui débute par un joyeux cortège et la remise de la couronne de moisson aux maires des villages. Au printemps, les habitants de la commune rurale chevauchent autour des champs, et les communautés fermières retournent encore une fois sur les champs où elles ont semé et récolté.

 

La guerre a mis fin à toutes ces fêtes sonores. Mais l’union du paysan avec les puissances est trop profonde pour que l’on empêche de les remercier. Le peuple allemand tout entier l’accomplit avec lui. Comme dans tant d’autres domaines de la vie, la guerre purifiera aussi la coutume de moisson. Seules les choses porteuses d’un sens profond peuvent subsister dans les usages. Ce qu’il y a de plus antique peut reprendre vigueur à travers cette guerre nécessaire, se réactualiser. La grande fête de la moisson qui fut célébrée solennellement par le Führer sur le Bückeberg, concrétise ce renouveau, puissant comme la communauté populaire, aussi riche et bigarré que les fleurs et les fruits de la terre allemande, que les particularités des ethnies et paysages allemands.»

J. Kern

 

Note de l’auteur : Les animaux cités comme le bouc, le verrat et le coq, sont d’antiques symboles païens de la fécondité qui ont été maudits par l’église chrétienne. Les termes de Wode, Wauld, ou de Wodelt font référence au Dieu germano-nordique Wotan (Óðin) qui présidait aux destinées du monde. Les feux de Hegel dérivent de la rune Hagal, symbole de l’ordre du monde).

 

Hathuwolf Harson

 

Source :

 

Liens :

  • Les symboles païens du national-socialisme=>https://www.facebook.com/230064080465741/photos/pb.230064080465741.-2207520000.1477622670./800749253397218/?type=3&theater
  • Symbolisme du coq=> https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.305428916262590.1073741838.230064080465741/287520498053432/?type=3&theater
  • Symbolisme du verrat=> https://www.facebook.com/230064080465741/photos/a.305428916262590.1073741838.230064080465741/302924989846316/?type=3&theater

 

Samedi 14 Juillet 2018