Galdrastafir - Le Gapaldur et Ginfaxi

Le Gapaldur et Ginfaxi, Force et Victoire

La magie islandaise du moyen âge compilée principalement dans un ouvrage du nom de Galdrabók (le livre de la magie) prend ses racines dans son passé païen. Bien qu’ayant reçu certaines influences chrétiennes, cette magie islandaise reste dans le fond très païenne. Le christianisme la condamna d’ailleurs à maintes reprises, à tel point que de nombreuses personnes furent brûlées vives sur le bûcher "purificateur" pour la simple possession d’une rune. Cette magie islandaise se compose entre autres des Galdrastafir. Ce terme de Galdrastafir se traduit par "bâtonnets, ou baguettes magiques". Ces Galdrastafir sont la plupart du temps des évolutions graphiques à partir des anciennes runes islandaises. Leurs combinaisons donnèrent le jour à de puissants talismans dont la finalité était très variée. Certains de ces talismans avaient pour fonction la protection, d’autres la malédiction, et en règle générale, ils devaient favoriser l’aide dans certaines entreprises concrètes. 

Les Galdrastafir que l’on peut observer au centre de l’image composent deux talismans qu’il fallait utiliser en même temps. Le talisman à gauche se nomme Gapaldur, et celui à droite s’appelle Ginfaxi. Ces talismans étaient censés apporter force, courage, et victoire pour le combat. Ils étaient surtout utilisés durant la glíma, une lutte traditionnelle islandaise dont les origines remontent à l’époque viking. Le lutteur qui voulait bénéficier du pouvoir magique de ces deux talismans, devait les mettre dans ses chaussures: il devait placer le Gapaldur sous le talon du pied droit, et le Ginfaxi sous les orteils du pied gauche. 

Le graphisme de ces talismans est intéressant car il nous plonge encore une fois dans le symbolisme païen des anciens Vikings. 

 

 

Le Gapaldur est composé de 8 runes MAN, la rune de l’homme, une protection pour l’homme réalisé dans toute sa force. Le chiffre 8 nous renvoie à la notion d’un cycle qui se termine, une phase réalisée et achevée. 


Le Ginfaxi relève de manière évidente d’un symbole très connu, le swastika. Il est le symbole solaire par excellence, un symbole à la gloire des cycles naturels, de leur force et de la victoire sur les puissances chtoniennes et chaotiques. Cette croix gammée possède des branches dont les bouts sont multiples. On compte 3 extrémités par branche, ce qui fait un total de 12 extrémités. Le 12 nous renvoie aux 12 mois de l’année, ce qui est ici aussi une marque de la force du cycle annuel. La somme horizontale du 12 donne 3 (1+2). Le 3 fut de tous temps utilisé en magie pour donner vie à l’invocation ou au rituel. De plus, au centre du Ginfaxi, on distingue clairement une roue solaire, ce qui, une fois de plus, est une invocation à la puissance des cycles et surtout aux forces solaires qui anciennement étaient identifiées aux Dieux Ases. 


 

 

  

Vendredi 30 Juin 2017

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