Aryaman

Le Dieu identitaire des Indos-Aryens...

N'en déplaise aux "Bien-pensant", les Païens étaient identitaires !...

Trop souvent on entend dire de pseudo-païens aux neurones bisounoursées que le paganisme ne serait pas identitaire, qu’il n’aurait existé aucune conscience ethnique parmi nos ancêtres de tradition païenne. Leur fanatisme anti-racialiste semble passer avant la réalité historique. Car en effet, l’histoire nous démontre que toutes les anciennes traditions païennes cultivaient cette conscience ethnoculturelle. Le nationalisme tribal des druides celtes n’est plus à démontrer, ce fut une évidence. Il leur coûta d’ailleurs la vie. Les Romains, face à la résistance farouche de certains peuples celtes encouragés par leurs druides à un niveau tel que certains le qualifieraient aujourd’hui de fanatique, prirent la décision d’exterminer l’ordre druidique. La description de Tacite lorsqu’il parla des Germains il y a 2000 ans, démontre également que leur conscience identitaire était très vive. Cette conscience ethnoculturelle s’estompait parmi les traditions païennes lorsque celles-ci tendaient à devenir un empire, ce qui impliquait l’intégration à leur empire de nombreux peuples soumis. Ceci dit, on faisait quand-même la distinction entre un Romain de souche et un étranger romanisé. Les Grecs quant-à eux nommaient μέτοικος, métoïkos (métèques) les étrangers à leur cité, ce qui était le statut d’un grec venant d’une autre cité, mais qui n’était pas de souche. L’étranger complet était quant-à lui nommé tout simplement «barbare», un terme issu d’une onomatopée désignant les étrangers qui ne parlent pas la langue des gens de souche. Le terme «gens» est lui aussi révélateur, car nous l’avons hérité du paganisme des Romains, et il possède une dimension incontestablement identitaire. Voici ce que dit le dictionnaire pour l’étymologie de «gens» : «Pluriel de gent*, du latin classique. gens, gentis fém., désignant à l'origine. le clan, le groupe de tous ceux qui se rattachent par les mâles à un autre ancêtre mâle commun, puis la famille, la race, le peuple». Notre mot «gènes, génétique» vient lui aussi d’un terme du paganisme grec, γενος, qui désigne une naissance de bonne race. De plus, il est bon de rappeler au passage que le culte aux ancêtres est primordial dans toutes les traditions païennes, et ceci depuis la plus haute préhistoire. Le culte aux ancêtres est une pierre angulaire, un fondement incontournable du paganisme. Nous pourrions ainsi multiplier les exemples, ce qui devrait convaincre de leur erreur tous ces pseudo-païens qui croient encore les sornettes post-68ardes d’un paganisme soit disant universaliste. Cet universalisme qu’ils revendiquent tant, relève du christianisme ou de l’islam, qui, eux oui, ont toujours prêché et revendiqué une seule humanité sans frontières ni races, ce qui est aux antipodes de toute tradition païenne. Mais il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir… Un des exemples païens les plus anciens de cette conscience ethnoculturelle remonte aux Indo-Aryens.

 

Car en effet, les Indo-Aryens, cette branche ethnique indo-européenne venue du Nord qui s’installa au 2è millénaire dans le Nord de l’Inde, démontra durant les premiers siècles de son histoire et au-delà, que la conscience racialiste n’est pas un vain mot pour nos ancêtres païens. Encore de nos jours en Inde, les gens des castes supérieures présentent des traits raciaux europoïdes hérités de leurs lointains ancêtres aryens. Ceci trouve son origine dans le culte d’un Dieu du panthéon indo-aryen, le Dieu Aryaman. Il est fait mention de ce Dieu dans divers textes anciens et récents, et en particulier dans le Rig-Véda qui constitue le plus ancien écrit de nos ancêtres indo-européens. Aryaman est ce que les spécialistes définissent comme un Dieu souverain mineur. Selon la typique trifonctionnalité indo-européenne, les Dieux majeurs du panthéon indo-aryen étaient Mitra et Varuna pour les deux aspects de la 1è fonction souveraine, et le Dieu Indra pour la 2è fonction guerrière. L’équivalence dans la tradition germanique par exemple de ces Dieux, bien que comportant certaines nuances, est la suivante : Mitra (Tiwaz), Varuna (Wodan), et Indra (Donar). Les Dieux majeurs du panthéon indo-aryen comportaient à leurs côtés des Dieux souverains mineurs, et Aryaman était en tant que tel relié au Dieu Mitra. Malgré un certain lien avec la Terre, Aryaman, tout comme Mitra, sont des Dieux ouraniens du type solaire. Une de ses fonctions était le patronage des chemins. Plusieurs textes des Brahmanas parlent du «chemin d’Aryaman», un chemin qui était compris comme celui du soleil dans sa course hivernale. C’est le chemin qui relie le monde des vivants et celui des morts. 

 

Mais au-delà de cet aspect purement solaire, Aryaman est avant tout le Dieu des Aryens, car c’est bien cela que veut dire son nom. Il est le Dieu qui assure la cohésion et la durée des sociétés aryas. Il est défini comme l’Ami des Aryas. Le Dieu Aryaman veille à la solidité des divers liens qui unissent les membres de la communauté ethnoculturelle des Aryens. Une des actions principales du Dieu dans le monde était de protéger les mariages. Mais pas n’importe quels mariages, car chez les païens de tradition indo-européenne, on n’épouse pas n’importe qui. Comme l’explique très bien Georges Dumézil dans son ouvrage «Les Dieux souverains des Indo-Européens» en parlant d’Aryaman, «l’union régulière n’est concevable qu’entre Aryas et il est naturel qu’Aryaman y pourvoie». L’alliance entre deux familles de «bonne race» était donc l’aspect majeur de ce genre de mariage. Dans l’Atharva Véda il est dit en langue sanskrite (la langue des Indo-Aryens) : «aryamánam yajâmahe subandhúm pativédanam» (Nous sacrifions à Aryaman, Dieu des bonnes alliances). Aryaman n’est pas un Dieu de la fécondité, mais bien un Dieu contractuel, celui qui patronne l’aspect légal et identitaire du mariage. La solidarité des Aryens reposait sur l’unité ethnique, religieuse, et culturelle de leurs membres, et à ce titre Aryaman se présentait comme le garant de l’activité rituelle. Et ceci n’est pas un terme qui sonne creux, car l’importance du rite est fondamentale pour la société aryenne. Le rite maintient l’ordre et la stabilité de la société des hommes et des Dieux. Sans le rite, on plongerait dans le chaos des forces obscures, une anarchie qui mettrait en péril toute société traditionnelle. Lors de la consécration royale, dans un long rituel compliqué, on invoquait le Dieu Aryaman comme le «maître du territoire» (ksetrapatih). Ceci nous donne toute la dimension identitaire du Dieu, car il finit par unir les deux notions fondamentales de l’identité ethnoculturelle : celles du Sang et du Sol. 

Dans son aspect solaire, nous avons vu qu’Aryaman est également lié au monde des morts. Mais là aussi, ce n’est pas de n’importe quel monde des morts dont il s’agit. Il s’agit de celui des Pitárah, la société des pères en langue sanskrite. C’est le monde des ancêtres aryens, celui qui établit un lien évident avec l’héritage ethnique. 

Ainsi, avec ce rapide survol concernant le Dieu Aryaman, nous avons pu constater que l’universalisme, où tout le monde serait beau et tout le monde serait frère, est une idée complètement étrangère à nos ancêtres païens. La société païenne a ses règles strictes, ses castes ou ses classes sociales, ses fonctions divines et humaines, ses chefs, ses armées, et sa conscience ethnique, une conscience qui passe par un profond respect pour l’héritage sacré des ancêtres. Sans ce respect, toute survivance ethnoculturelle se trouve en sérieux danger, et malheureusement l’histoire a démontré que ce manque de conscience ethnoculturelle a mené plus d’une civilisation vers l’abîme, la disparition et l’oubli. Bien des indices démontrent hélas que notre bonne et vieille Europe se trouve actuellement sur un terrain très glissant, et la menace d’une mort définitive de nos identités européennes est quelque chose qui plane au-dessus de nos têtes comme une épée de Damoclès. Espérons seulement qu’il ne soit pas trop tard, et qu’un Dieu comme Aryaman vienne nous secouer de notre léthargie européenne post 68arde…

 

Hathuwolf Harson

 

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Mardi 17 Juillet 2018