Arès

Dieux de la Guerre...

Dans la tradition païenne des anciens Grecs, Arès était le Dieu de la guerre. Il est le fils de Zeus et d’Héra, il est donc un Dieu olympien et ouranien à part entière, il relève des forces solaires. Il symbolise la force brutale. Eschyle dit de lui qu’il s’abreuve du sang des hommes. Il est armé de manière brillante, d’une cuirasse, d’un casque, d’une lance, et d’une épée, éléments qui sont ses symboles. Voici comment l’invoque un hymne homérique du 4è siècle de l’ère vulgaire :

 

«Arès souverainement fort… cœur vaillant… père de la Victoire qui clôt heureusement les guerres, soutien de la justice, toi qui maîtrises l’adversaire et diriges les hommes les plus justes… dispensateur de la jeunesse pleine de courage… entends ma prière ! Répands d’en haut ta douce clarté sur notre existence, et aussi ta force martiale, pour que je puisse détourner de ma tête la lâcheté dégradante…»

 

Cet hymne homérique est tardif, et, en fait, il ne reflète pas vraiment la relation qu’avaient les Grecs avec Arès, ni non plus le profil véritable du Dieu. Car En effet, dans l’antiquité Arès n’était pas autant vénéré que d’autres Divinités. Pour la guerre, on lui préférait par exemple la Déesse Athéna qui en plus d’apporter la victoire brillait aussi par son intelligence. Alors que selon les mythes anciens Arès ne se caractérise pas par son intelligence, bien plus par sa force brute, sa taille, sa vitesse, et sa capacité de carnage. La justice est loin d’être son souci premier. Il n’hésite pas à changer de camp lors d’une guerre, ce qui le rend incertain aux yeux des hommes. De plus, la victoire ne l’accompagne pas toujours. Athéna le surclassait au combat, le héros Diomède le blessa au cours d’un corps à corps, Héphaïstos le ridiculisa avec la Déesse Aphrodite, autant d’éléments qui rendent le Dieu Arès quelque peu instable. Son père Zeus dit même de lui qu’il était le plus odieux des Immortels car il ne connaît point de loi. 

 

Arès est en relation étroite avec le printemps, non parce qu’il serait lié à la végétation, mais parce qu’au printemps recommençait la saison des guerres. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que les Romains avaient nommé le mois de l’équinoxe du printemps d’après leur Dieu de la guerre, Mars. À ce propos il faut préciser que le Dieu de la guerre romain jouissait d’une bien meilleure réputation que son équivalent grec.

Arès est aussi lié à la jeunesse, car il est la force impétueuse qui caractérise la jeunesse et son désir d’action. Arès est le tueur et le défenseur des jeunes gens, il est également le punisseur et le vengeur des offenses. 

 

Dans la trifonctionnalité indo-européenne, Arès est classé dans la 2è fonction, celle de la guerre. Au niveau de la fonction guerrière, il a donc pour équivalents des Dieux d’origine indo-européenne comme Mars, Taranis, Thor, Donar, Perun, et Indra. 

 

Hathuwolf Harson

 

Sources :

 

Jeudi 30 Novembre 2017